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À Be-mine visite guidée par d’anciens mineurs limbourgeois

Après une trentaine de kilomètres, nous arrivons sur le site de Be-mine à Beringen.

Extérieur Be-mine Beringen Extérieur Be-mine Beringen

Toujours en suivant nos points-nœuds, nous découvrons cet intéressant domaine. Surprise de taille. Pendant les heures scolaires, il peut y avoir beaucoup d’animations. En effet, l’un des bâtiments a été transformé en école. Martin, notre guide, nous accompagne dans le musée. Il nous explique comment la mine était autrefois le cœur de la ville : « La direction de la mine mettait des maisons à disposition. Les enfants des mineurs bénéficiaient d’activités extrascolaires. En revanche, si vous ne travailliez plus dans la mine, vous n’aviez plus de maison. » Ouverte au début du 20e siècle, la mine a fermé ses tunnels en 1989. Certains bâtiments sont restés vides pendant plusieurs années, mais on a fini par leur trouver une nouvelle vie. Outre l’école, un complexe commercial a aussi vu le jour.

 

Martin nous entraîne ensuite dans les sous-sols du bâtiment. Be-mine, c’est aussi une simulation d’exploitation minière pour expliquer comment les choses se passaient autrefois. Nous entrons dans la « mine » par un vieil ascenseur. Martin nous interroge : « Vous avez une idée de la vitesse de cet ascenseur ? » Nous secouons la tête : nous n’en savons rien. Il nous donne donc la réponse : « Un trajet durait 50 secondes pour parcourir 800 m. » Nous n’en revenons pas... « Aucun bâtiment n’est aussi haut en Belgique. » Ancien mineur, Martin empruntait autrefois cet ascenseur pour descendre dans les galeries de la mine. Travailler ici nous semble impossible avec notre regard contemporain. Nous ne parvenons pas à imaginer ce que c’était que de ramper et de travailler dans ces petits boyaux étroits. Martin nous assure que quand on avait la vingtaine à l’époque, on ne pensait pas aux dangers ou aux problèmes physiques. On est jeune et le corps peut le supporter. Les mineurs n’avaient pas non plus peur des souris : « Nous placions nos tartines dans un sac que nous accrochions en hauteur, sinon les souris ne nous laissaient pas grand-chose. La présence de souris signifiait qu’on ne risquait pas de coup de grisou. » Il faut l’avoir vécu pour comprendre réellement la vie de mineur, c’est certain. Cependant, grâce aux guides de ce musée, ont sort de cette expérience avec une parfaite compréhension de la difficulté de l’époque.

Ancienne mine Be-mine Beringen