Carresser les arbres en forêt de Saint-Hubert, ça vous dit?

A nous, la seconde escapade belge : cette fois, c'est du côté de la Forêt de Saint-Hubert qu'on est partis se ressourcer quelques jours, avec deux autres couples d'amis.

Observatoire en forêt de Saint-Hubert © WBT-Pierre Pauquay Observatoire en forêt de Saint-Hubert

La Forêt de Saint-Hubert, terre de cerfs et de légendes, est une destination incontournable pour tous ceux qui rêvent de nature et d'évasion. Au total, c'est pas moins de 100 000 ha qui sont à découvrir, dont la moitié sont recouverts de forêts !


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Mais que prévoir comme logement ?

On aurait pu opter pour le camping Europacamp, qui propose différents types d'hébergements et un resto avec terrasse panoramique. On aurait pu opter aussi pour l'Auberge du Sabotier, un ancien relais de poste du XVIIe siècle, qui propose une cuisine raffinée et pour Le Cor de Chasse, un hôtel restaurant, situé au cœur même de Saint-Hubert, et qui lui aussi, à de jolis plats à la carte. 

Mais, finalement, on a retenu la chambre d'hôtes L'Albizia à Libin. Chaque couple a sa chambre, avec salle de bain privative. Les petits-déjeuners sont prévus et les repas en formule table d'hôtes sont possibles. Ce qui nous a décidés ? La piscine chauffée, le sauna et le jacuzzi, compris dans le prix. Cette adresse « adults only » allait nous permettre de nous détendre après nos journées de randonnée !

Europacamp

 

Un bain de forêt ?

Notre première étape de randonnée était à Tenneville, une des 10 communes de la Grande Forêt de Saint-Hubert. Nous nous étions inscrits aux « Bains de Forêt ». Le concept ? Allier promenade et sylvothérapie, pour bénéficier des principes actifs naturels qui s'accumulent dans les arbres et aident à vous sentir mieux. 
Moi, j'ai toujours aimé toucher l'écorce des arbres. Inutile de me convaincre davantage, nous réservons le guide pour cette expérience. Les autres ne connaissaient pas forcément cette approche naturopathique mais ils ont joué le jeu : entendre le silence, s'asseoir sur la mousse, respirer l'odeur des sous-bois... 

Je pense que tout le monde a apprécié. Après, je me dis que ce genre de sortie est peut-être à faire plutôt en amoureux. Il est sans doute plus simple de se mettre alors dans une bulle et de marcher sans trop papoter, pour bien s'imprégner de tout ! L'essentiel était surtout de partir avec des fans de marche, qu'ils soient bavards ou pas. Car, comme vous vous en doutez, les balades ont été sacrément mises à l'honneur durant ce weekend.

Promenade en forêt © WBT-David Samyn

 

Partons en balade

C'est donc le cœur léger que nous avons entamé la randonnée pédestre des Chemins de Solitude à Saint-Hubert. 20 km à pieds, ça use, ça use. Mais qu'est-ce que ça fait du bien ! On a débuté la promenade depuis la Fagne de la Doneuse. Au cœur de la vallée, on a découvert le ruisseau qui coule à travers les rochers et on en a profité pour casser la croûte, pieds nus dans l'eau froide. J'ai vraiment adoré cette sortie nature pleine de bonne humeur dans cette foret ardennaise luxuriante. 

La troisième balade pédestre que nous avons choisie comptait 12 km de marche et partait de Laneuville-au-Bois pour plonger au cœur du massif forestier de Saint-Hubert. J'ai aimé les postes d'observation intégrés dans la forêt : de belles occasions pour souffler, se poser et contempler. Évidemment, je n'avais pas prévu de jumelles : j'ai donc piqué celles de mon meilleur ami, toujours bien plus organisé que moi. Ça valait le coup : la faune et la flore de la fagne de la Basseille sont remarquables à tout point de vue. Après, je ne vous cacherai pas qu'il faut parfois mordre sur sa chique pour se remettre en route ! Faut dire, malgré notre bonne volonté et notre envie de découvrir la forêt, aucun d'entre nous n'est super sportif. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien qu'on a laissé de côté les 78 km de la randonnée intitulée Entre Lesse et Lommel. Cette balade-là, qui se fait en 3 jours, est réputée pour sa difficulté. Les dénivelés sont prononcés, et bien que les paysages sauvages soient grandioses et que des aires de bivouac soient aménagées tous les 25 km, nous aurions certainement fini par mourir là. D'épuisement ou de rire. 

 

Le domaine Provincial de Mirwart © WBT - Jean-Paul Remy

 

Domaine provincial de Mirwart

Mon coup de cœur fut pour le Domaine provincial de Mirwart, situé pas loin de Laneuville-au-Bois. Là, en plus de la nature authentique, il y a des étangs et des rivières, ce qui confère au lieu un cachet particulier. Le vert profond de la forêt avec, en prime, le bleu sombre de l'eau. Mais, surtout, on y retrouve un petit patrimoine historique, disséminé en de nombreux endroits. 
Le haut-fourneau du XVIe s., la glacière, les vieux ponts. Cela m'a un peu rappelé le magnifique Domaine du Fourneau Saint-Michel, qui se trouve d'ailleurs à deux pas de là... Le domaine de Mirwart est accessible gratuitement, ce qui ne gâche rien. Les hommes sont encore partis visiter la pisciculture (sur réservation) pour tout savoir de la vie des truites qui coulent ici des jours tranquilles. Nous, on a préféré étendre notre nappe face aux étangs et se reposer là, entre nanas. 

Vue sur Mirwart © WBT-Mark Rossignol

 

Sympa et très bon

Vous imaginez bien que les km avalés n'ont pas suffi à nous nourrir durant ces trois jours. Outre les repas du soir en 3 services de l'Albizia, nous avons aussi goûté à la table gourmande proposée par le Chariot à Fondue de Porcheresse. Deux chevaux de trait tractent ce drôle de restaurant. Inutile de vous dire que c'était une première pour chacun d'entre nous ! Pendant 2h30, on a sillonné les campagnes aux alentours de Porcheresse, dans l'arrière-pays ardennais, attablés autour d'un bon dîner. On a tous opté pour la fondue fromagère, mais d'autres plats et produits du terroir wallon sont proposés. Une aventure gourmande vraiment sympa qui a plu à tous !

Le chariot à fondue ©  L. Deprelle