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Cette photo est unique et voici pourquoi !

Prendre une photo d’un avion volant à près de 18.000 m d’altitude et à une vitesse proche de 2.500 km/h n’est pas chose aisée. Pas étonnant dès lors qu’il n’y ait qu’une seule photo du Concorde volant dans ces conditions !

Nous sommes en avril 1985 quelque part au-dessus de la Mer d’Irlande, ce bras de l’archipel des îles britanniques qui sépare l’Irlande de l’Angleterre. Là, un chasseur Panavia Tornado de la Royal Air Force voit ses deux réacteurs tourner à plein régime afin qu’il puisse atteindre sa vitesse maximale de 2.338 km/h. 


Dans le cockpit, le photographe Adrian Meredith a 4 minutes pour immortaliser ce qu’il a devant son objectif : un Concorde de British Airways croisant à Mach 2. Suivant le Concorde de près, le valeureux jet de l’armée britannique engloutit son carburant plus vite qu’il ne faut pour le dire. Dans ses conditions, son autonomie est donc plus que réduite… Malgré ces conditions plutôt compliquées, le photographe remplit sa mission et parvient à immortaliser, en plein ciel, l’avion de ligne le plus rapide de tous les temps.

 

Même pas 30 ans de service

Le Concorde, seul aéronef supersonique de l’histoire de l’aviation civile, a connu une carrière commerciale de 1976 à 2003. Il a été conçu par Sud Aviation (aujourd’hui Aérospatiale) et la BAC (aujourd’hui British Aerospace). Volant à une altitude oscillant entre 16.000 et 18.000 m, sa vitesse de croisière était de Mach 2,02, soit près de 2.500 km/h ! De quoi rallier des destinations lointaines en un temps record. Un Londres-New York était ainsi effectué en seulement 3 heures et 15 minutes, contre 8 heures et 15 minutes pour un avion conventionnel, soit 5 heures de plus ! 


Ce bel oiseau, caractérisé par son aile delta, était néanmoins réservé à l’élite. Sa forte consommation en carburant a rendu son exploitation déficitaire, et ce même si se déplacer en Concorde coûtait les yeux de la tête (au milieu des années 90, il fallait débourser près de 5.000 € pour un Paris-New York). Le 25 juillet 2000, le drame de Gonesse (un Concorde décollant de Roissy Charles De Gaulle s’écrase, faisant 113 victimes) précipite le déclin de cet avion hors norme. 

Confiné à des liaisons transatlantiques (Londres-New York et Paris-New York principalement) et exploité par deux compagnies seulement, l’appareil ne fut produit qu’à vingt exemplaires, dont six non commerciaux. Malgré l’échec commercial, le Concorde demeure néanmoins une référence technologique ainsi qu’une fierté nationale pour de nombreux citoyens britanniques et français !

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