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Costa Rica, vues XL sur l’océan Pacifique

Après les découvertes animalières et forestières, il est bon d’achever un séjour au Costa Rica par la détente balnéaire. Au nord-ouest, l’océan Pacifique s’y prête, avec ses hôtels Premium, ses eaux chaudes et ses excursions dans l’arrière-pays à vues plongeantes sur le littoral. Au programme : farniente actif du côté de Playa Panamá, dans la province de Guanacaste…

Playa Panamá © Philippe Bourget Playa Panamá

Le Costa Rica est une terre d’écotourisme, personne ne dira le contraire. La nature est riche et le pays est enclin depuis des décennies à protéger sa biodiversité. Mais c’est aussi une destination de tourisme balnéaire. Les Américains le savent bien : ils sont 700 000 à venir chaque année s’alanguir sur les plages du Pacifique, débarquant par charters entiers à l’aéroport international de Liberia, le deuxième du pays. Pour ce que nous avons vu de la côte à proximité de la péninsule de Santa Rosa, au nord-ouest, les horreurs urbanistiques ont été évitées. Pas d’immeubles-hôtels défigurant le paysage mais plutôt des resorts « intégrés », impactant peut-être la nature mais avec douceur. Nous ne sommes pas à Cancún…

 

Playa Panamá, parmi d’autres stations littorales, affiche ses établissements « bord de plage » avec une relative discrétion, à l’image d’El Mangroove. Quelques dizaines de mètres à peine séparent les chambres du sable sombre – terre volcanique oblige – et de la baignade en mer, dans une eau toujours chaude. Ceux qui ont fait trempette dans le Pacifique au Chili seront surpris de la différence… Au rayon des activités, nage, kayak et scooter des mers sont aisément praticables : Playa Panamá est au fond d’une baie, protégée des assauts de la grande houle Pacifique. Tout autour, d’autres plages affichent leurs petits restaurants locaux où l’on peut déguster d’excellents ceviches et poissons grillés. Des activités plus toniques sont aussi au programme. On ne sait pas si les Américains en profitent mais il existe des escapades en buggy qui valent tous les après-midis du monde au bord de la piscine.

Piscine de l'hôtel El Mangroove, sur la côte Pacifique © Philippe Bourget

 

Pélicans volant dans l’azur infini

Avec Buggy Tour (un prestataire local) direction les « hauts plateaux » de l’arrière-côte. Par des chemins poussiéreux, on grimpe depuis Playa Panamá à travers une végétation sèche à l’allure de savane épineuse. C’est la terre des immenses haciendas, ces fermes d’élevage bovin – en l’occurrence des zébus – étendues sur plusieurs centaines d’hectares. De ci, de là, quelques maisons éparses ponctuent le paysage. Des fermes plus importantes laissent voir leurs corrals, enclos de rassemblement des troupeaux.

La côte Pacifique © Philippe Bourget

 

On y croise aussi un ou deux cavaliers à cheval, ces saboneros équivalents des cow-boys dont le travail consiste à conduire ou trier les zébus. Ce n’est pas tout. En s’enfonçant dans les chemins creux, on découvre deux lagunes à crocodiles, plans d’eau incongrus dans ce décor de western. Et puis arrive la récompense ultime… S’arrêtant net en bord de falaise, le chemin laisse place à un panorama gigantesque sur l’océan Pacifique, la côte rocheuse sinuant au nord jusqu’à la frontière du Nicaragua, les pélicans et les frégates volant dans l’azur infini… Inoubliable paysage d’autant plus remarquable que nous sommes seuls au monde. Le village où se trouve ce lieu magique se nomme El Triunfo. Un nom de baptême bien mérité.

Saboneros, cow-boys local © Philippe Bourget

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