Découverte de Dakar, de l'île de Gorée et du lac Rose

Dakar, la capitale, semble paralysée dans des embouteillages permanents. Elle offre ceci dit quelques visites et musées. Comme les marchés aux fruits de Kermel et Sandaga ou encore aux poissons, comme celui de Soumbedioune qui devrait déménager d’un jour à l’autre.

L'île de Gorée © Eric Valenne L'île de Gorée

Le musée Théodore Monod intéressera les passionnés d’arts et de traditions africaines. Quant au monument de la Renaissance africaine, s’il est un des sites les plus visités de la ville, d’aucuns le trouveront aussi quitsch que gigantesque. Ce monument controversé représente un couple qui tient un enfant et domine la ville. Après cette entrée en matière, s’il est un lieu incontournable à visiter à Dakar, c’est paradoxalement à l’extérieur de la ville qu’il se trouve : l’île de Gorée.

 

Souvenirs douloureux

A une demi-heure avec la « chaloupe » (petit ferry), l’île de Gorée arbore d’anciennes maisons coloniales et quelques édifices historiques aux tons pastels. Le débarquement se fait à quai près d’une magnifique petite plage. Direction, la Maison des Esclaves, construite en 1776 et encore hantée par cette tragédie. C’est là que de nombreux Africains séparés de leur famille ont été jetés dans des cellules avant d’être embarqués de force pour l’Amérique. Depuis la colline, la vue sur l’océan et la capitale toute proche est impressionnante. De nombreux artistes se sont installés à Gorée. Sur place, on comprend vite pourquoi…

L'île de Gorée © Eric Valenne

 

Tous les roses de la nature sont dans le lac

Un peu au nord de Dakar, le lac Rose (lac Rebta) est célèbre pour ses eaux très salines qui abritent une algue qui lui donne sa couleur particulière. Celle-ci varie selon les saisons et les heures de la journée... Du matin au soir, immergés jusqu’à la taille et armés de piolets, des hommes y extraient des blocs de sel tandis que des pirogues colorées embarquent la récolte d’or blanc.

Le lac Rose

 

La thiéboudienne, vous connaissez ?

D’autres embarcations emmènent les touristes de l’autre côté des rives vers une plage accueillante où un petit resto les attend, les pieds dans le sable. Ce sera le moment de déguster un excellent thiéboudienne, plat national composé de poissons frais et séché, servi avec du riz, une purée de tomate et de piments agrémentée de manioc, d’aubergines… Un vrai régal. Tout près, l’océan donne l’envie d’en parcourir le rivage et les dunes. A pied, à cheval, en quad ou en 4x4, voilà une inoubliable randonnée le long d’une plage sans fin, d’un horizon à l’autre.

La thiéboudienne plat national © Eric Valenne

 

La Grande Côte et les pêcheurs de Kayar

Vers le nord appelé Grande Côte, le long de l’océan, voici la bourgade de pêcheurs de Kayar. Avec ses pirogues colorées tirées sur la plage et ses marchandes de poissons, c’est un must à photographier pour son accueil et ses couleurs. La piste sablonneuse qui vous a conduit jusque ici continue jusqu’à Saint-Louis faisant un détour pour se perdre au cœur d’un joli petit désert. C’est celui de Lompoul. Ce petit bout du monde est un lieu idéal pour un bivouac sous tente. Une belle idée de glamping, le camping « glamour », avec la promesse d’une soirée délicieuse autour d’un feu, sous les étoiles. Au menu : grillades, chants et musiques, histoires et anecdotes, observation du ciel de la lune... Le lendemain matin tôt, une balade à dos de chameau vous permettra d’observer le lever du soleil sur les dunes.

Sine Saloum © Eric Valenne

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