De Pompéi, la ville momifiée aux iles éoliennes

Me voilà parti à Pompéi accompagné d’un expert de cette cité romaine. Il m’organisa une visite plus qu’intéressante de la ville engloutie.

Les cendres momifiées des habitants de Pompéi surpris par l’éruption au 1er siècle après Jésus-Christ, finirent par me convaincre que le sujet devait conjuguer volcans et civilisation, homme et nature, art et respect. Je ne voulais pas me limiter à la visite de volcans et à une explication scientifique du phénomène. En fait ici, la chose la plus surprenante était la relation que l’homme avait établie avec une nature à la fois violente et généreuse.

 

Bien cachées les îles éoliennes

Durant le néolithique, une civilisation fleurissante était née dans les îles éoliennes grâce à la lave des volcans donnant une pierre idéale pour les armes et pour la chasse : l’obsidienne. De plus, les terres dérivant de la pierre de lave étant riches en minéraux, s’avérèrent très fertiles ! Les activités humaines liées à l’exploitation agricole ont toujours été fructueuses sur les pentes des volcans. Agriculture, fruiticulture, jusqu’à l’apiculture. Ce ne sont que des exemples parmi les nombreuses opportunités que les pentes d’un volcan offrent à ses habitants.

Après avoir découvert la partie péninsulaire du voyage, cap sur les îles éoliennes. Ce sont sept îles d’origine volcaniques situées dans le sud de la Mer Tyrrhénienne, une région au Nord de la Sicile connue des marins pour ses changements météorologiques soudains. Ce n’est pas par hasard si les Grecs anciens les considéraient comme les îles du vent, royaume du dieu Eole. Un vieux ferry quitte le port de Naples en soirée et arrive le matin tôt à Stromboli. J’aurais pu prendre l’hydroglisseur et arriver en quelques heures sur l’île, mais le ferry est plus authentique et l’arrivée à l’aube sur l’île du volcan le plus actif d’Europe est tout simplement féérique. Il faut le vivre pour comprendre cette sensation unique de paix qui vous envahit lorsqu’on quitte Naples la magnifique, ville colorée dans son jus et que l’on arrive dans ces petits villages nichés sur ces îles éoliennes où le temps perd une bonne partie de son sens…

 

Randonnée sur l'île de Vulcano

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