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Interview: 'Pourquoi partir à la découverte du Grand Nord et de l’ours blanc ?'

C’est comme débarquer sur une autre planète. La nature, la faune et la flore : tout est différent ici, plus intense. Le blanc plus éclatant, les montagnes plus pointues et les animaux plus sauvages. Bienvenue au Spitzberg, l’une des plus majestueuses destinations de l’hémisphère Nord. Laurence Deloison de la compagnie Quark Expeditions nous en parle.

© Sam Crimmin

Le Spitzberg, situé à moins de 1200 km du Pôle Nord,est une île de l’archipel de Svalbard, au Nord de la Norvège, entre la mer du Groenland et la mer de Barents. Un territoire autrefois connu pour la chasse à la baleine mais aujourd’hui totalement protégé. Vous y découvrirez une nature puissante, mais fragile, à la faune fabuleuse : ours polaires, morses, baleines, oiseaux de mer... L’ensemble des 40.000 km² du territoire offre des paysages à couper le souffle, témoins voire victimes des changements climatiques.

 

Pionniers en matière d’expéditions polaires

Pour découvrir cette région polaire, Quark Expeditions n’est plus un nouveau venu en la matière. Cela fait depuis bientôt 30 ans que cette compagnie emmène des passagers à la découverte du Grand Nord. Elle est d’ailleurs pionnière des expéditions aux pôles, dédiées aux professionnels. Le tourisme de masse, cette société entend absolument l’éviter. Aujourd’hui, ce type d’expédition doit se faire de manière écoresponsable, sans perturber le fragile équilibre de la région. Laurence Deloisin, qui représente Quark Expéditions en Europe, précise : « il est important d’amener des passagers responsables dans ces régions pour se rendre compte de ce qu’il s’y passe, mais il est tout aussi important de protéger ces zones polaires du tourisme de masse. »

 

Rencontre avec Laurence Deloison : 'Un public limité et de passionnés' part avec Quark Expeditions.

Non, ne vous attendez donc pas à un paquebot démesuré : « Notre bateau, le World Explorer, ne propose que 85 cabines avec balcon ». Un bateau à taille humaine conçu pour proposer une expérience responsable. En effet, le World Explorer est le premier d’une nouvelle génération de bateau : il est hybride et peut donc naviguer sur le seul mode électrique dans les zones les plus délicates. « Ce nouveau bateau dispose de son propre système de recyclage des déchets qui transforme ceux-ci en carburant bio pour alimenter le moteur. Les émissions émises par ce moteur de dernière génération répondent totalement aux normes les plus strictes ». Recyclage, combustion propre, silence de fonctionnement et zéro plastique à bord : des critères indispensables pour être certifié dans ces zones fragiles.

 

De l’accompagnant au conférencier

« Sensibiliser, informer et transmettre… autant de missions qui sont l’ADN de chacune de nos expéditions » explique Laurence Deloisin. Nolwenn Chauché de Gesnais, accompagnateur scientifique sur le World Explorer, docteur en océanographie et glaciologie, rappelle l’impact de ces expéditions sur les touristes : « Nous encadrons les expéditions et expliquons les conséquences du changement climatique sur ces zones à l’équilibre fragile. Chaque soir, nous faisons un débriefing avec les passagers. » Laurence Deloisin conclu : « Les touristes, après un tel voyage, sont transformés en ambassadeurs. Certains changent de comportement et portent le message autour d’eux ».

© Nicky Souness