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La chute du tourisme a-t-elle préservé les sites naturels ? « Dans certains cas, c’est pire ! »

94 chefs d’œuvre de la nature sur 252 sont en péril ! Le spectre du réchauffement climatique fait craindre le pire et contrairement à ce que l’on pourrait croire, la chute du tourisme en 2020 n’a pas toujours été bénéfique pour tous ces sites… C’est l'Union internationale pour la conservation de la nature qui tire la sonnette d’alarme !

L’exemple-type, c’est la Grande Barrière de corail, la plus grande structure créée par des organismes vivants sur Terre : elle est menacée par le réchauffement de l'océan et son acidification. Elle vient rejoindre la liste des sites classés "critiques", tout comme des zones protégées du Mexique dans le golfe de Californie. Au total ce sont désormais 94 sites qui courent des risques significatifs ou critiques à cause d'un certain nombre de facteurs comme le tourisme, la chasse, le feu, la pollution aquatique, soit 32 de plus que lors de la publication du dernier rapport de ce genre en 2017.

 

7% dans un état critique !

Environ un tiers des sites courent des risques significatifs et 7% sont désormais estimés être dans un état critique ce qui signifie "qu'ils requièrent d'urgence des mesures de conservation supplémentaires et à une grande échelle" pour pouvoir être sauvés. Le changement climatique constitue un risque très élevé ou élevé pour 83 de ces merveilles de la nature.

Ce rapport "révèle les transformations que provoque le changement climatique sur ces sites naturels classés, de la fonte des glaciers au blanchissement des coraux en passant par des feux et des sécheresses plus fréquentes et plus graves", souligne le directeur général de l'UICN, Bruno Oberlé dans un communiqué.

 

L’impact du la crise du coronavirus

L'organisation estime que 50 de ces sites sont touchés par la pandémie et les restrictions qui y sont associées, que ce soit en bien ou en mal. Dans la colonne positive, "le plus notable c'est la baisse de la pression exercée par les visites des touristes sur ces écosystèmes naturels", explique l'UICN, soulignant toutefois que "les facteurs négatifs sont nombreux".

La fermeture des sites provoque une chute importante des revenus mais les restrictions mises en place pour éviter les contagions ont aussi eu un effet sur les effectifs chargés d'assurer la surveillance, laissant la porte ouverte à des activités illégales. "Ces facteurs accroissent le risque du braconnage des espèces sauvages et de l'usage illégal des ressources naturelles", explique le rapport.

Malgré tous les dangers qui menacent ces sites d'exception, l'UICN a quand même trouvé que huit d'entre eux ont vu une amélioration depuis 2017.

 

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