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La route du thé et des chevaux du Sud de la Chine, un Must du Yunann

Ce n’est pas simplement de la route de la soie dont on parle dans le Yunnan, mais plutôt de la route du thé. Même si quelques connections se faisaient avec la célébrissime route de la soie et menaient vers le sud de l’Himalaya.

La route du thé et des chevaux La route du thé et des chevaux

La route du thé permettait avant tout d’acheminer cette précieuse cargaison le long de sentiers muletiers vers le Tibet au nord et la Birmanie au sud. Souvent au bord des ravins, au prix de mille dangers, entre éboulements et inondations... Alors que la consommation n’a fait que s’emballer, de véritables caravanes transportaient les feuilles de ce breuvage tout au bout des vallées, vers les villes chinoises et par après, vers les ports européens par bateaux entiers.

 

Du Yunann au Tibet

Aujourd’hui, les plantations de thé sont une des premières richesses de la province. A cette route du thé s’ajoutait le commerce des chevaux, déjà empruntée il y a plus de mille ans. Elle débutait dans le Yunnan, à Pu'er et rejoignait Lhassa au Tibet. Pendant des siècles, les caravaniers de thé et les marchands de chevaux ont parcouru la même route, échangeant ces richesses en bonne entente commerciale. Comme la route de la soie, la route du thé a eu un impact considérable sur l’essor de la Chine. Son origine remonte aux dynasties Tang et Song (de 618 à 1279…) quand les Tibétains ont découvert le thé du Yunnan et ses formidables vertus. En échange, ces derniers offraient des bœufs, des yacks et des chevaux, nécessaires aux armées chinoises pour protéger leur Empire du Milieu contre les invasions nomades.
Ainsi est née la Route du Thé et des Chevaux...