La vieille ville

Gratte-ciels et pots de chambre

l’Edinburgh Castle l’Edinburgh Castle

Le célèbre château est entouré par le quartier le plus ancien de la ville, le Royal Mile, ce qui correspond à la distance entre l’Edinburgh Castle et la résidence officielle de la Reine quand elle séjourne en Ecosse: Holyroodhouse Palace. A mi-chemin se dresse la cathédrale Saint-Gilles qui forme le coeur du vieux centre-ville. Ce dernier compte 80 closes, des petites ruelles qui rayonnent toutes à partir du Royal Mile. Elle donnent son caractère moyenâgeux à cette antique artère urbaine qui, vue du ciel, ressemble à un arête de poisson. Tout autour, on a bâti la nouvelle cité, qui date elle-même déjà du 18ème siècle. Au contraire de la vieille ville, c’est devenu un haut-lieu des arts et de l’élégance. Le contraste est énorme.

 

La vieille puante

La vieille ville où je me suis baladée de surprise en surprise avait reçu au Moyen Age le surnom de Auld Reekie, la vieille puante. Et pas pour rien. En premier lieu, des troupeaux de vaches et de cochons parcouraient ses rues et y laissaient d’odorants souvenirs. En outre, la ville comptait déjà à l’époque des bâtiments de 10 étages – les premiers gratte-ciels – ce qui n’était pas très commode en l’absence de toute installation sanitaire. Ceux qui habitaient au dixième étage pouvaient néanmoins s’estimer heureux. Au rez-de-chaussée, il valait mieux fermer les fenêtre lorsqu’on criait le matin “Gardy loo” et que les pots de chambre étaient vidés dans la rue. Durant des siècles, les conditions de vie à Edimbourg furent les pires de toute l’Europe. Mais en dépit de cette mauvaise réputation, la vieille ville était le lieu de prédilection d’écrivains comme Robert Louis Stevenson. Il y puisa l’inspiration pour son célèbre roman Dr. Jeckyll and Mister Hide.

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