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Marseille, une ville sortie de son cocon

Depuis l’arrivée du TGV en 2001, Marseille a entrepris une mue de façade auxquels les visiteurs ont adhéré crescendo.

Notre Dame de la Garde © Philippe Bourget Notre Dame de la Garde

A coups de rénovation littorale, de communication opportune et de grands événements, celle dont la réputation stagnait sur fond de grand banditisme et de paresse latine, Marseille a émergé comme destination touristique. Des Français du nord y ont aidé. Start-up, créatifs et artistes ont trouvé en Marseille une cité sans doute foutraque mais bouillonnante et moins chère que Paris.

 

Le chantier Euroméditerranée, largement financé par l’UE, a apporté la vitrine urbanistique littorale qui manquait pour que la ville devienne « phare ». En 2013, l’événement « Marseille Provence Capitale Européenne de la Culture » a accéléré le processus. L’ouverture cette année là du MUCEM (Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée), de l’espace d’expositions la Villa Méditerranée et la programmation d’une batterie de spectacles culturels ont braqué les projecteurs sur la deuxième ville (avec Lyon) de France. <

Mucem et Fort Saint-Nicolas © Philippe Bourget

 

Un bonheur n’arrivant jamais seul, Marseille a inauguré ensuite le premier parc national urbain de l’Hexagone, celui des Calanques. Puis organisé en 2019 l’Année de la gastronomie, hymne à la gloire de la cuisine provençale. Bref, un travail de 20 ans conclu par une mise en lumière soutenue de la cité, connue désormais des visiteurs des cinq continents.

Fort Saint Jean entrée du vieux port © Philippe Bourget

 

Nouveaux restaurateurs, boutiques tendance

Cette mutation n’a pas modifié les fondamentaux sociaux de Marseille. Derrière la vitrine, la ville reste populaire, globalement pauvre, avec de nombreux quartiers à l’habitat dégradé. Les touristes ne s’en rendent pas compte, ces lieux ne sont pas « fréquentables ». Ils préfèrent logiquement les espaces commerçants, là où se sont implantés nouveaux restaurateurs, adresses de bouche et boutiques de déco tendance. Je vous conseille pourtant d’oser sortir des sentiers battus. Avec le métro, le bus ou le tramway, ou même mieux, en bateau et à pied, Marseille offre encore dans beaucoup de lieux son visage le plus authentique. Celui d’une ville pas toujours belle mais empreinte d’un « esprit » sudiste, hérité d’un habitat populaire villageois et d’immigrations successives.

Vue depuis La Tour La Marseillaise © Philippe Bourget

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