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Quimper abrite un centre historique bipolaire !

Pouvoirs civil et religieux ont façonné le centre de Quimper, déployé autour de la cathédrale Saint-Corentin. Un florilège de maisons à colombages… et de crêperies rend la balade particulièrement attachante.

Quimper, maison à colombages Quimper, maison à colombages

Pour comprendre Quimper, un peu de géographie s’impose. Autour de l’an 1 000, le centre de gravité de la ville se déplace en amont de Locmaria, rive droite de l’Odet. Cette berge est coupée en deux par le Steïr, un petit affluent. A l’est se déploie la cathédrale et la ville religieuse, jadis ceinte de murailles. A l’ouest, s’étend la ville ducale, quartier de contre-pouvoir.

 

Le quartier religieux est le plus intéressant. Bâtie à partir du 13ème s., la cathédrale Saint-Corentin dresse ses deux flèches de 76 m de haut dans le ciel quimpérois. C’est le symbole de la ville. Restaurée de 1998 à 2008, l’édifice a retrouvé son lustre « gothique flamboyant ». Au pied de la cathédrale et du palais des Evêques voisin (transformé en Musée départemental breton), se déploie un splendide quartier médiéval. Les innombrables maisons à colombages jalonnent les rues commerçantes Kéréon et Fréron, ainsi qu’un écheveau de ruelles où il fait bon se perdre. Places au Beurre, Le Coz, Mesgloaguen, rues du Lycée, du Sallé, Kergariou, Brizeux, des Gentilshommes, Saint-Nicolas, venelle Saint-Antoine… l’atmosphère moyenâgeuse est tempérée par la présence de maisons bourgeoises du 17ème, 18ème et 19ème s. Les rues sont pleines de passants et de touristes, « volant » de commerces en crêperies bretonnes. Là aussi se trouve l’Hôtel de Ville et le musée des Beaux-Arts.

Musée départemental breton © Berthier Emmanuel

 

Rues commerçantes et pôle culturel

L’ensemble du quartier converge vers les Halles Saint-Antoine (produits frais de l’océan garantis !), avant de filer jusqu’au Steïr et de basculer vers la partie « ducale » de la ville. Appelée désormais quartier Saint-Mathieu, elle n’abrite plus aucun vestige architectural mais est riche de commerces, notamment autour de la place Terre au Duc. Par les rues du Chapeau Rouge ou Saint-Mathieu, l’itinéraire conduit jusqu’au pôle culturel phare de Quimper : le théâtre de Cornouaille et la grande médiathèque. Avec sa place piétonne et ses animations, l’ensemble évoque aux beaux jours un petit Beaubourg parisien…

Théâtre de Cornouaille © Philippe Bourget

 

Passerelles fleuries au fil du fleuve Odet

Une balade à pied le long des quais rappelle que le fleuve a toujours constitué la vitrine marchande et patrimoniale de la ville.

Voir et être vu… Ce sera aussi le leitmotiv de grandes familles locales. En amont du Palais des Evêques et de la Préfecture – l’un symbole religieux, l’autre institutionnel, situés presque face à face de chaque côté de l’Odet – la rive gauche se couvre de belles maisons bourgeoises à la fin du 19ème s. Chacune possède un « jardin sur fleuve » qu’une passerelle permet de traverser pour rejoindre le centre-ville. Il reste neuf de ces petits ponts. Devenus publics, ils donnent une touche glamour au secteur avec leurs rambardes fleuries. En aval de Quimper, l’Odet conserve à l’inverse des accents de nature. Sur une quinzaine de kilomètres, il sillonne une vallée boisée dont les crêtes sont égayées de châteaux. La randonnée en canoë à marée descendante, entre anses et méandres, est stupéfiante de calme et de virginité. Ce monde fluvio-marin avait d’ailleurs séduit l’immense marin Eric Tabarly. Il possédait, pieds dans l’eau, une maison cachée sous la végétation…

Vue générale de Quimper © Philippe Bourget

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