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Un mur qui impressionne : l’enceinte gallo-romaine de la ville du Mans

Édifiée au 3e siècle, cette enceinte, encore largement intacte, est un monument unique en France, qui a donc logiquement été classé dans la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

La muraille qui date du IIIe siècle © Myriam Thys La muraille qui date du IIIe siècle

Seules onze tours ont été conservées ; la plus belle est sans conteste la tour octogonale des Pans-de-Gorron. Ce mur a protégé la ville contre de nombreuses invasions. Il affiche 20 mètres de haut et jusqu’à 5 mètres d’épaisseur par endroits. Il y a une lueur rouge sur le mur et c’est de là que vient le surnom de « ville rouge » attribué au Mans.

 

Des maisons à colombages partout

Les plus anciennes maisons à colombages, qui s’appuient les unes sur les autres au cœur du centre-ville, remontent au 14e siècle et sont encore aujourd’hui dans un état irréprochable. Mais la plupart des maisons à colombages n’ont toutefois été construites que deux siècles plus tard. C’est dans la Grande Rue que l’on trouve les habitations les mieux conservées, comme la maison du Pilier Rouge ou celle du Pilier Vert, qui doivent leur nom à la couleur de leurs « corniers », ces imposants piliers d’angle. On peut encore découvrir neuf de ces « corniers » dans la Cité Plantagenêt.

La Cité Plantagenêt, cœur historique © Myriam Thys

 

Perles architecturales

En plus des maisons à colombages, Le Mans abrite aussi plusieurs maisons de style Renaissance. L’un des bâtiments les plus emblématiques est la « Maison des Deux amis », dans la rue de la Reine Bérangère : une élégante bâtisse, qui mélange le style Renaissance et les colombages. Cette maison dispose aussi de deux portes d’entrée. Les mains jointes des deux amis sculptés sur la façade ont été enlevées ; la ville n’était sans doute pas prête pour autant de progressisme. Dans la même rue se trouve la belle « Maison de Bérengère », qui est aujourd’hui un musée régional. Et le magnifique « Palais des Comtes du Maine », qui a été construit au 11e siècle et abrite aujourd'hui l’hôtel de ville, demeure l'un des plus beaux joyaux architecturaux de la ville.

Styles divers dans la Cité Plantagenêt © Myriam Thys

 

Un menhir qui porte bonheur

La plus ancienne trace de civilisation humaine que l’on trouve au Mans prend la forme d’un menhir, placé à l’entrée de la cathédrale Saint-Julien. Il est censé porter bonheur. Les femmes qui veulent donner la vie caressent cette pierre qui, depuis qu’elle a été installée devant la cathédrale en 1778, ressemble fort à un corps de femme drapé d’un voile. Le menhir aurait 7.000 ans ; il est donc bien plus vieux que la cathédrale, mais on dirait pourtant qu’ils ont toujours coexisté. Si les voitures sont désormais pratiquement introuvables dans la vielle ville, des chevaux munis de calèches s’y baladent joyeusement, comme dans le passé. Et comme témoins de cette époque, on trouve aussi toujours les fameux « chasse-roues », de massifs blocs de granit qui servaient à protéger les constructions contre les impacts causés par les grosses roues des charriots et diligences.

Devant la cathédrale Saint Julien le menhir d'y a 7000 ans © Myriam Thys

 

La Nuit des Chimères, festival lumineux

Chaque été, un festival lumineux est organisé au Mans. Il met littéralement la ville sous le feu des projecteurs. Cet événement, baptisé « La nuit des Chimères », est à ne pas manquer. Lorsque vient la nuit, les ruelles de la ville se muent en décor mystérieux et les créateurs de l’événement s’en donnent à cœur joie. Tant les remparts que la cathédrale et tous les autres monuments importants de la ville s’illuminent comme dans un conte de fées. Une atmosphère unique. Visiter Le Mans à la période où se tient ce festival est assurément un bon plan…

La cathédrale Saint Julien pendant le Festival des Lumières © Myriam Thys

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