Weekend à Waterloo, la morne plaine est bien vivante !

Souvent, je découvre lors de mes escapades des lieux dont je n'avais encore jamais entendu parler. Cette fois, je suis partie découvrir un lieu dont tout le monde connaît le nom et qui est à lui seul un pan d'Histoire : Waterloo.

Commémoration de la bataille de Waterloo © WBT- M. Fasol Commémoration de la bataille de Waterloo

Alors, oui, bien sûr, j'avais déjà visité le site de Waterloo par le passé. Mais pas comme ça. Pas complètement. Pour cette parenthèse-ci, j'ai proposé à mon Papa de partir vadrouiller avec moi : Napoléon a toujours été son personnage historique préféré et il me semblait évident que c'était avec lui que je devais partager ce temps de découvertes. 
Je nous avais réservé une grande chambre pour deux personnes, au gîte rural La Bachée, situé à proximité du champ de bataille, à Plancenoit. Une vieille ferme brabançonne du XVIIIe siècle, pour allier écotourisme et visite des hauts lieux de Waterloo. Idéal. Murs blanchis à la chaux, jardin ombragé et géraniums rouges en font un endroit charmant vite adopté. 

 

Le Musée Wellington, quartier général du Duc de Wellington

J'avais hésité avec l'hôtel Dolce de La Hulpe, un hôtel Welness 4 étoiles situé en pleine foret de Soignes. J'y avais déjà été avec des copines ! Mais ne voyait pas tellement mon père dans cet univers si feutré. 
Donc en route pour La Bachée. 
On a commencé notre week-end par la visite du Musée Wellington. Une immersion totale, au cœur de la bataille. Le Quartier Général du Duc de Wellington recèle une collection exceptionnelle : armes, canon, cape, gravures... et autres objets d'époque. Le lieu lui-même est exaltant puisque c'est là, dans cette ancienne auberge-relais, que le commandant des forces britanniques et alliées a passé les nuits du 17 et 18 juin 1815 et qu'il rédigea son rapport de victoire. 
Bien que le musée retrace parfaitement le rôle et l'implication de chacune des nations concernées, j'ai bénéficié d'explications supplémentaires : mon Papa est incollable sur le sujet. 

Le Musée Wellington © WBT - Bruno Dalimonte

 

Le site de la Butte du Lion

Nous avons ensuite atterri au musée Mémorial Waterloo 1815, un autre incontournable situé sur le site de la bataille. Cartes animées, film en 3D, jeu de piste, mises en scène. Tout est fait pour vous faire vivre l'Histoire. La scénographie est multi sensorielle et les décors totalement renouvelés sont immersifs. 

J'avoue pourtant avoir un peu pressé mon Papa. Pas que nous manquions de temps, mais il s'arrêtait devant chaque vitrine des 2000m2, s'émouvait de chaque uniforme... Le passionné, dans toute sa splendeur ! Moi, j'avais envie de me dégourdir les jambes : il me tardait de grimper les 226 marches de la Butte du Lion

Admirer les points de vue exceptionnels au grand air : ça, c'est pleinement mon truc ! Du haut de ses 40 mètres de hauteur, la Butte offre en effet une vue magique. Un 360° sur l'ensemble du champ de bataille. La Butte fut érigée en 1826 à la demande de Guillaume Ier, roi des Pays-Bas : il avait souhaité marquer l'endroit présumé où son fils aîné fut blessé le 18 juin 1815. J'aime les anecdotes. Quant au lion de bronze (coulé avec les canons français), il symbolise la victoire des monarchies. Je me suis sentie toute petite, là-haut. Mais heureuse d'embrasser une telle vue en famille. 


La Butte du Lion © WBT - JP Remy

 

Le Panorama du Mémorial et la Ferme d'Hougoumont

On a encore fait un tour au Panorama du Mémorial, bâtiment circulaire qui abrite une toile réalisée en 1912. 110 mètres de circonférence sur 12 mètres de hauteur. Tellement de scènes de combat représentées qu'il faudrait des heures pour tout observer. Si j'aime la peinture, j'avoue que c'est le dispositif sonorisé qui m'a donné la chair de poule. On se sent cernés de toutes parts. Impressionnant. 

Et parce qu'avec papa, on ne loupe rien, on a encore visité la Ferme d'Hougoumont. Endroit stratégique qui protégeait l'aile droite des alliés, c'est de là que le frère de Napoléon déclencha des combats meurtriers. Ce qui devait être une manœuvre de diversion a donné lieu à la plus violente des batailles de Waterloo. Frissons. 

J'avoue que ces monuments de commémoration vous prennent aux tripes quand on ne se contente pas de les regarder mais de les comprendre. On est bien au-delà de simples musées. Il faut dire aussi que les animations (tous les jours en été) rendent tout ça vivant. Il y en a pour tous les goûts. Ça vaut la peine de vous renseigner. Bivouac, maniement du canon, école du soldat, balades en voitures à cheval... 

Et aussi, tant que j'y pense : si comme nous, vous êtes intéressés par l'ensemble du Mémorial, n'oubliez pas de prendre le fameux ticket qui regroupe plusieurs visites. Ce serait trop dommage de perdre des plumes dans la bataille, si j'ose dire !

Ferme d'Hougoumont © WBT- R. Pické

 

La Ferme de Mont-Saint-Jean et sa bière Waterloo

J'ai ensuite emmené Papa à la Ferme de Mont-Saint-Jean. Si le lieu a jadis servi d'hôpital militaire aux troupes anglaises, c'est aujourd'hui une micro-brasserie. 
On peut y découvrir le processus de brassage de la bière de Waterloo ... avant de la déguster avec quelques morceaux de fromages en provenance de la fromagerie Saint-Michel (meilleur fromager de Belgique 2016). 
Sans les guêpes, aussi intéressées que nous par ces délicieux produits, tout aurait été parfait. Je n'ai pas résisté non plus à la tarte au sucre, autre spécialité de Waterloo. Aussitôt reçue, aussitôt engloutie. Un délice ! J'aime, quand les visites sont culturelles et gourmandes à la fois. 

Mon p'tit Papa chéri m'a proposé de faire un tour dans les magasins avant de rentrer au gîte pour se poser. Mais j'ai décliné. Bien que Waterloo soit une destination rêvée pour le shopping, avec ses 700 commerces et autres belles boutiques, il faisait trop beau. Je préférais revenir une autre fois avec une copine.

Ferme de Mont-Saint-Jean © WBT- E. Furnière

 

La Fondation Folon à La Hulpe

On a encore fait un petit crochet pour admirer l'Eglise Saint-Joseph avant de rentrer. Cette ancienne chapelle royale qui date du XVIIe siècle fut transformée en église en 1823. Jolie ! 
Le lendemain, après un petit déjeuner au jardin, nous avons mis les voiles à la Fondation Folon au Château de La Hulpe. J'ai aimé découvrir plus en profondeur cet artiste belge qui m'a toujours plu. Aquarelles, peintures, sculptures. Le tout magnifié par de la musique, des jeux de lumière. 
Une invitation à la rêverie. Papa m'a fait rire : il était visiblement moins ému qu'au Mémorial et cette fois, c'est lui qui fut le premier à la sortie. Une promenade dans le parc du Domaine Solvay vaut le détour : un guide de la fondation vous emmène et vous fait découvrir les œuvres de Folon autrement encore.
Quel beau weekend !

Au château de La Hulpe, la Fondation Folon © WBT - Alessandra Petrosino

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