Interrogé par le Wall Street Journal, Sebastian Ebel, CEO de TUI, décrit une Espagne « bien réservée, très souvent complète » pour cet été. Le pays devrait accueillir autour de 100 millions de visiteurs internationaux cette année, après un record de 97 millions en 2025 et 135 milliards d’euros de recettes touristiques. À ce niveau-là, et vous serez sans doute d’accord avec notre petite analyse, la marge de croissance devient une question de mètres carrés disponibles, pas de marketing.

Les prix ne redescendront pas

On l’a dit, les coolcations sont à la mode, mais le sud reste toujours en position favorite pour les Belges et les Européens de manière générale. Bref, que ce soit pour les gros retardataires cette année ou, probablement aussi, pour les années à venir, il ne faut pas s’attendre à une baisse des prix…

Le plan B s’appelle Turquie, Chypre et Égypte

TUI réoriente activement les clients vers des destinations où il reste, dit Ebel, « beaucoup de capacité ». Sur la liste : la Turquie, Chypre et l’Égypte. Ces marchés avaient souffert d’une demande en berne pendant les tensions au Moyen-Orient et affichent encore de belles offres. La Méditerranée orientale redevient donc le terrain de jeu du secteur. Le groupe, pourtant et à l’instar de tous les voyagistes, souffre beaucoup de la situation géopolitique !

L’Espagne, elle, commence à trier ses visiteurs

Pendant ce temps, les régions serrent la vis. La Catalogne applique l’une des taxes de séjour les plus élevées d’Europe, Valence plafonne le nombre d’appartements touristiques par quartier et les Baléares ont mis sur la table un plafond de 17,8 millions de visiteurs par an. Une étude du cabinet LLYC montre d’ailleurs un ressenti en ligne nettement négatif pour la Catalogne, la Communauté valencienne, l’Andalousie et Madrid, quand les Asturies, l’Estrémadure et l’Aragón récoltent des commentaires enthousiastes, décrits comme « uniques » !