Jamais en cinq ans les Belges n’avaient gardé autant de congés légaux en poche à la fin de l’été ! Un casse-tête pour les plannings d’entreprise, mais une sacrée opportunité pour les fans d’arrière-saison. À condition de poser ses dates avant que tout le bureau n’ait la même idée…
Le constat vient d’Acerta. Le spécialiste RH a passé au crible les données de plus de 350.000 travailleurs répartis dans 35.000 entreprises belges, comme le rapporte Sudinfo. Verdict : entre janvier et août 2026, les congés légaux n’ont occupé que 6,76 % des heures ouvrables, contre 6,92 % en 2022. Un recul certes modeste, mais régulier !
C’est surtout l’été qui fond. En juillet et en août, la part des heures consacrées aux congés est passée de 18,1 % en 2022 à 16,8 % cette année, soit une baisse de 7,2 %. Les Belges ne boudent pas les vacances pour autant : ils les étalent sur l’année.
L’effet rythmes scolaires
Côté francophone, la réforme des rythmes scolaires pèse bien entendu dans la balance. Avec des grandes vacances plus courtes, la part des congés estivaux a reculé en Wallonie de 21,1 % en 2023 à 18,9 % en 2026, et à Bruxelles de 19,3 % à 18,4 %. « On constate clairement que les travailleurs s’y sont habitués », observe Laura Couchard, experte vacances chez Acerta. Les 35-49 ans, souvent calés sur l’agenda des enfants, restent les plus gros consommateurs de congés en été.
Le hors saison
Et puis, il y a l’autre tendance, qui ne concerne évidemment pas les parents d’enfants scolarisés, mais qui se répand toujours plus : les voyages hors saisons ! Partir en automne est une tendance qui se confirme d’année en année. Et pour un paquet de bonnes raisons : voyages et locations moins chers, températures plus supportables, couleurs photogéniques, moins de monde…
Le 31 décembre, date de péremption de vos vacances
Petit rappel qui pique : en principe, les congés légaux se prennent généralement avant le 31 décembre, sauf cas exceptionnels.
Bref, il y a, comme le confirme Acerta, un risque d’embouteillage en novembre et en décembre. Si tout le monde pose ses derniers jours en même temps, la continuité de certaines entreprises pourrait en souffrir, avertit Acerta, qui invite employeurs et travailleurs à fixer un calendrier sans attendre.
Toussaint, 11 novembre, fêtes : le calendrier 2026 fait-il bien les choses ?
Pour qui a des jours à écouler, la fin d’année se prête plutôt bien aux combinaisons malines.
Deux semaines de Toussaint côté francophone
En Fédération Wallonie-Bruxelles, le congé d’automne court du 19 octobre au 1er novembre, le lundi 2 novembre étant aussi chômé dans les écoles. La Flandre se contente d’une semaine, du 2 au 8 novembre. Et comme la Toussaint tombe un dimanche, les salariés ont droit à un jour de remplacement, dont la date dépend du secteur ou de l’entreprise.
Le pont du 11 novembre
L’Armistice tombe un mercredi. Deux jours posés le jeudi et le vendredi et vous voilà avec cinq jours d’affilée pour filer pour un séjour mémorable !
10 jours de repos pour quatre jours posés
Noël et Nouvel An tombent tous deux un vendredi. En posant les quatre jours ouvrables du 28 au 31 décembre, on enchaîne dix jours de repos, du 25 décembre au 3 janvier. C’est évidemment la semaine que tout le monde va viser : mieux vaut lever la main tôt !