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280 épaves gisent dans la partie belge de la Mer du nord !

19/04/2022

Environ 280 épaves gisent dans la partie belge de la Mer du nord, dont les deux tiers datent de la Première Guerre mondiale !

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Une loi adoptée l’an dernier confère le statut de patrimoine culturel protégé à toute épave de plus de 100 ans, conformément à une Convention de l’UNESCO. Elle cherche à mettre un terme au trafic de patrimoine subaquatique en augmentation depuis plusieurs années en raison de nouvelles techniques qui rendent le fond marin plus accessible. Elle vise aussi à préserver les épaves de leur destruction ou nivellement pour faciliter le trafic maritime.

Un intérêt historique et… écologique !

Ces épaves sont évidemment importantes d‘un point de vue historique : elles sont une illustration de la culture et de la technologie de l’époque. De plus, ces épaves servent également de cercueil aux marins qui y sont restés emprisonnés. Enfin, sur le plan écologique, elles constituent un havre pour des animaux marins et des espèces de poissons comme le cabillaud.

Olga Tsai

18 épaves ultra protégées !

Parmi toutes ces épaves, 18 recevront une protection supplémentaire. Il sera notamment interdit de pêcher, draguer ou de jeter l’ancre dans un rayon de 150 mètres autour du point où elles reposent. Parmi les 18 épaves, on trouve le torpilleur T 319 français qui a sauté sur une mine devant Nieuport en 1915, le HMS Griper, voilier anglais pris dans une tempête en 1807, le patrouilleur allemand Senator Sthamer victime d’une mine en 1918, ou encore un sous-marin torpilleur allemand UB III également victime d’une mine durant la première Guerre mondiale et dont l’identité exacte demeure inconnue.