38 millions de visiteurs pour 10 millions d'habitants : la Grèce suffoque et elle est loin d'être seule ! De Santorin aux Baléares, l'été 2026 signe le retour des tensions, des plages placées sous cloche et de l'eau qui vient à manquer…
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Le décor est planté : la Grèce accueille près de 38 millions de visiteurs pour 10 millions d’habitants, soit presque le quadruple de touristes que de résidents. Difficile de faire plus déséquilibré ! Résultat, les destinations stars comme Santorin ou Mykonos sont littéralement saturées.
Le paradoxe, c’est que personne ne veut vraiment fermer le robinet. Et pour cause : la contribution totale du tourisme est estimée à 30 % du PIB selon l’Insete. Le secteur fait donc vivre le pays ! L’objectif d’Athènes n’est donc pas de chasser les visiteurs, mais de mieux les répartir sur le territoire, tout en préservant ce qui fait l’identité des îles.
Des plages placées sous cloche
Première conséquence très concrète pour le vacancier : la chasse aux aménagements sauvages. Le gouvernement a ajouté 13 plages à sa liste de plages protégées, portant le total à 251 plages dites « intactes ». Sur ces étendues de sable, on oublie le confort commercial : beach bars, transats, food trucks et musique forte n’y sont plus autorisés. D’autres mesures suivent, comme le plafonnement du nombre de chambres d’hôtels à certains endroits, ou encore la limitation du nombre de transats sur les bancs de sable.
L’eau, le vrai nerf de la guerre
Derrière la carte postale, il y a une réalité nettement moins glamour : le stress hydrique. Malgré un hiver pluvieux, les réservoirs n’ont pas suffisamment été rechargés pour l’été. Et quand les touristes débarquent, la note grimpe : dans les zones très fréquentées, la consommation d’eau peut être multipliée par cinq, soit une hausse de 500 %, selon la RTBF. Ajoutez à cela les déchets et les locations Airbnb qui chassent peu à peu les résidents des centres et le tableau est complet…
L’Espagne dans la même galère
La Grèce n’a pas le monopole de la saturation. De l’autre côté de la Méditerranée, l’Espagne pourrait franchir en 2026 le seuil inédit de 100 millions de visiteurs internationaux. Un record… et une poudrière sociale, bien entendu ! Surtout dans un pays qui souffre déjà du surtourisme et qui n’a pas manqué de le faire savoir à travers diverses manifestations…
Et pour le voyageur, on fait quoi ?
Pas de panique : partir en Méditerranée reste tout à fait possible, bien entendu. Mais plus que jamais, la clé, c’est le bon sens. On se renseigne sur la date d’une éventuelle manifestation locale, on choisit des plages « intactes » plutôt que les spots ultra-commerciaux, on surveille son comportement, sa consommation d’eau et on privilégie l’arrière-saison ou les coins moins courus.