La VIA ELEKTRA Provence-Alpes-Côte d’Azur – Itinéraire 1/4

Pays des lumières, des couleurs, des parfums, des saveurs, des cigales… peu de régions du monde rassemblent sur un territoire aussi bien délimité autant de sensations enivrantes, inoubliables, prégnantes…

Nous avons tous un fragment de Provence, un été moelleux, une balade amoureuse, littéraire, picturale, des photos qui ne rendent jamais l’intensité de cet alliage des sens. Par bonheur, notre « mémoire olfactive » ne s’efface jamais et fait ressurgir des souvenirs puissants souvent associés à des instants de quiétude heureuse. Laissez-vous mener par le bout du nez…

Carnet de route

  • Nombre de jours : 7
  • Nombre de nuits : 6
  • Total kilomètres parcourus de Belgique : 2.240 km
  • Total kilomètres sur la destination : 350 km Avignon > Menton
  • Date de réalisation : printemps 2023

Ce parcours a été réalisé avec la MERCEDES-BENZ EQB 350 4 Matic. Ce ban d’essai s’étend sur plus de 2,330 kilomètres. Vous trouverez tous les détails techniques de ce SUV 100 % électrique de Mercedes en cliquant ici. 

Si vous ne possédez pas de voiture électrique

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Votre programme

Les 3 premières étapes vous permettent de rejoindre Châteauneuf-du-Pape, point de départ de cette première VIA ELEKTRA en région PACA.

 JOUR 1

Partant de Belgique, vous passez par Nancy pour faire une première halte dans le Relais VIA ELEKTRA © le Château de Courban situé sur la D965, à la limite nord du département de la Côte d’Or, à quelques kilomètres de Châtillon sur Seine.

Le Château de Courban

Profitez de cette opportunité pour aller contempler le Trésor de Vix situé à l’entrée nord de la ville de Châtillon sur Seine. Un monument unique en Europe qui vaut vraiment un arrêt, car vous passerez devant en reprenant la D971 vers le Sud, vers Dijon.

 

Le Trésor de Vix

JOUR 2

L’étape suivante sera à Beaune le « Relais VIA ELEKTRA © » Le Cèdre situé sur le nord du boulevard circulaire de la ville (D974) au 10 Bd Maréchal Foch. Assurez-vous bien d’avoir réservé votre borne de rechargement pour la nuit.

Le « Relais VIA ELEKTRA» Le Cèdre à Beaune

JOUR 3

L’étape suivante vous mène au Golden Tulip Lyon Ouest situé à proximité de l’Autoroute A7, sortie 34 (Techlid-Pôle économique) suivez votre GPS.  Ce monument de l’architecture du 21e siècle ne vous laissera pas indifférent.

Le « Relais VIA ELEKTRA » Golden Tulip Lyon Ouest Alain Voisot ©

JOUR 4

Quittez l’A7 à la hauteur de Châteauneuf-du-Pape, sortie Orange Sud n° 22. Rejoignez les ruines de la forteresse. Arrivé sur le parking, silence ! Vous y êtes, fermez les yeux, écoutez, humez le printemps ou la fin de saison. Écoutez la rumeur, le vent, sentez, regardez devant vous, le Vaucluse. Essayez de ne pas venir ici en période estivale. Placez-vous loin du tumulte, au-dessus de la fébrilité et des urgences numériques… prenez le temps de ralentir. Au volant d’une voiture électrique, le silence permet de ressentir bien plus de choses. C’est l’un des effets magiques d’une VIA ELEKTRA. Au printemps et en automne, la Provence est sans fard. Elle reprend sa beauté naturelle.

La nouvelle entrée de Châteauneuf-du-Pape Alain Voisot ©

 

Si vous choisissez de venir au printemps, prenez soin de pointer une date pour arriver au moment des « Printemps de Châteauneuf-du-Pape ». Vous allez retrouver l’ensemble des producteurs de cette région.

Depuis les hauteurs du château de Châteauneuf-du-Pape Alain Voisot ©

Sinon, vous pouvez faire la découverte de La Vinothèque, sa cave troglodyte et ses vitrines de l’AOC Châteauneuf-du-Pape proposant plus de 200 références et 1500 tastevins dont certains remontent à 1563. Il y a aussi le Vinadéa située 9, rue de la République, 84230 Châteauneuf-du-Pape, le musée du Vin Maison Brotte, Avenue Pierre de Luxembourg. Évidemment, vous allez faire une dégustation sèche (sans avaler) de quelqu’une des merveilles du cru local pour pouvoir continuer votre route sereinement. Faites votre sélection, réglez la note et laissez vos caisses sur place. On vous les gardera en réserve. Vous passerez les reprendre au retour. Les grands vins voyagent mal.

Les cépages grenache, syrah, mourvèdre, cinsault, clairette, roussanne et quelques autres, forment la voute olfactive de ces côtes du Rhône qui répondent si bien à leurs cousins du nord de Tain l’Ermitage.

Comment devenir un connaisseur ? Il faut passer par les « Printemps de Châteauneuf-du-Pape » ! Alain Voisot ©

En fin de journée… En route vers Le Pontet. Attention, suivez bien votre GPS. Cette zone ressemble à une banlieue ordinaire alors que s’y cache un bijou de l’hôtellerie provençale. Votre prochain « Relais VIA ELEKTRA» est celui de  l’Auberge de Cassagne & Spa.

La terrasse du «Relais VIA ELEKTRA » l’Auberge de Cassagne. Alain Voisot ©

Dans ce 5 étoiles, l’accueil est vraiment enthousiaste et le personnel très motivé. Serait-il mieux payé qu’ailleurs ou plus professionnel ? Peut-être les deux 🙂

Une chambre de l’Auberge de Cassagne Alain Voisot ©

Le décor est un peu de style espagnol, murs blancs, arcades, jardin central… La recharge de votre véhicule est incluse, sur réservation, dans le forfait en demi-pension. Le parking est fermé et sécurisé. Mais ici la Provence est aussi dans l’assiette.

L’esprit et la main

Philippe Boucher, « Maître Cuisinier de France », a fait ses armes chez Paul Bocuse et Georges Blanc. Il est installé depuis plus de 30 ans devant les fourneaux de l’Auberge de Cassagne & Spa.

Son partenaire, Antony Iorio, originaire de la région, présente un parcours qui n’est pas triste non plus : l’Épuisette à Marseille avant la Vague d’Or*** à Saint-Tropez avec Arnaud Donckele puis, Stéphane Buron, meilleur ouvrier de France au Chabichou** à Courchevel. C’est avec Dimitri Droisneau à la villa Madie*** à Cassis qu’il va finir son « tour de compagnonnage » parcouru en 5 années. Enthousiasme et créativité restent l’âme et l’esprit des vrais professionnels qui réussissent, quel que soit leur métier.

Auberge de Cassagne, 450 All. de Cassagne, à Le Pontet

 

JOUR 5

Sans éviter les incontournables, une VIA ELEKTRA est toujours à la recherche de perles peu connues. En voici une qui mérite un tout petit détour.

La journée va être riche. Prenez la D901 en direction de L’Isle-sur-la-Sorgue. À la hauteur de la D31, prenez la direction de Carpentras, juste à l’extrémité ouest de la commune. La première route à droite et immédiatement la petite route agricole à droite signalée par un panneau un peu défraîchi. Juste avant le pont sur la Sorgue, blotti au pied de la D31. Vous êtes au Jardin de la rose et du parfumeur de L’Isle-sur-la-Sorgue.

Une récolte de rose Centifolia Alain Voisot ©

 

Voilà une belle introduction à l’une des facettes de la Provence : la parfumerie. Ici, Roseline Giorgis, fille du parfumeur grassois qui a créé la Rose Baptistine Centifolia.

La Centifolia est LA rose de la parfumerie fine. Roseline, la bien nommée, gère ses jardins de parfumeur avec amour et passion et vous guidera à la découverte de ses créations. Laissez-vous mener par le bout du nez. Ce sera votre étape sur la route des parfums de Provence. La visite est organisée uniquement sur rendez-vous.

Jardin de la Rose et du Parfumeur — 1268 chemin de Reydet, 84800 L’Isle-sur-la-Sorgue. T/ +33 (0)6 87 65 25 47

Ensuite rejoignez le centre de L’Isle-sur-la-Sorgue pour y flâner en fin de matinée. Le marché hebdomadaire se tient tous les jeudis et dimanches de 7 h à 13 h dans les ruelles et le long des canaux qui longent la Sorgue.

Regardez bien l’une des façades du centre de L’Isle-sur-la-Sorgue cms ©

Sinon, il vous reste les antiquaires et brocanteurs. Après Paris et Londres, L’Isle-sur-la-Sorgue offre la plus grande concentration d’antiquaires en Europe.

La Sorgue traverse le centre de L’Isle-sur-la-Sorgue Alain Voisot ©

Après avoir trouvé une terrasse sur les quais de la Sorge pour un déjeuner léger, en route vers Gargas dans le Luberon.

Ensuite, en prenant la D901, vous arrivez sur la D900. À Cabrières-d’Avignon, suivez le fléchage vers le Musée de la lavande situé au Hameau de Coustellet, Cabrières-d’Avignon.

Cette création du domaine du Château du bois est au centre d’une production de lavande fine. Une collection d’alambics à lavande et autres pièces de collection vous donne l’occasion de comprendre les subtilités de cette production couvrant cette partie du Luberon jusqu’au plateau de Valensole, à hauteur de Manosque, plus propice au lavandin.

Après la rose, voici l’autre parfum emblématique de la Provence, la lavande et son hybride le lavandin. Mais quelle lavande ? Le lavandin ou la lavande fine (Lavandula augustifolia) ? Les champs de vraie lavande en floraison offrent un nuancier de couleur alors que les champs de lavandin sont plus unis. L’huile essentielle de lavande fine est chère. Pour ce produit, il faut accepter de payer le juste prix en évitant les achats de dernières minutes dans les boutiques pour touristes pressés. De manière intuitive vous reconnaitrez vous-même la lavande fine en humant le produit. Le Lavandin est un hybride naturel qui ira plutôt vers la production industrielle. La lavande fine, également appelée lavande vraie, et la lavande aspic sont des espèces sauvages. Les qualités olfactives de la lavande vraie lui donnent sa place sur les tablettes de la parfumerie française.

Lavande fine ou les champs de lavandin ?… il faut aller sur place en saison. Alain Voisot ©

En suivant la direction d’Oppède

Vous faites étape au musée de l’Huile d’olive du Domaine de la Royère. Cette collection privée présente des moulins à huile et des outils anciens de mouliniers.

Ici en Provence, l’huile d’olive achetée sur place et le vin participent à ce que l’on appelle le régime crétois. La France est le pays du monde où l’on meurt le moins de maladies cardiovasculaires, surtout dans le sud et dans toutes les régions viticoles. La Crète fait référence ».
S’il y a bien un secteur où le trafic est devenu scandaleux, c’est bien celui de l’huile d’olive « exportée ». Soyez sans pitié. À la dégustation, la moindre amertume doit être sanctionnée. Pour vous en convaincre, la production d’huile d’olive de Varages peut aussi vous servir de référence. Exigez le label Ecocert et n’achetez que dans des coopératives agricoles certifiées.

Après ce petit détour, remontez vers le nord en direction de l’une des cartes postales de la Provence. L’arrivée au village perché de Gordes.

Le village perché de Gordes, un incontournable de la Provence Alain Voisot ©

Labelliser « plus beaux villages de France » est toujours aussi spectaculaire. Après avoir parcouru quelques-unes de ses ruelles tortueuses, vous découvrirez le très imposant château flanqué de tours d’angle.

Selon le magazine American Travel & Leisure, Gordes est considéré comme le « plus beau village du monde ». Rien que cela ! Alain Voisot ©

Repris à la Renaissance, il mélange les structures de ses défenses avec des aménagements de château de résidence. La cheminée du XVIe siècle signe l’intérieur qui abrite un musée d’art contemporain dédié au peintre et dessinateur anversois Pol Mara (1920-1998). On y retrouve une exposition permanente de 200 de ses œuvres. C’était, il y a quelques années, le musée du hongrois Vasarely.

L’attractivité du désordre

Il est remarquable de constater le succès touristique des villages étroits, verticaux, confinés, noueux, construits en pierre et en bois dans un désordre « rassurant ». On y ressent le travail du maçon. Observez la fréquentation de Montjoie en Allemagne, Rocamadour dans le Lot, Gordes en Provence, Gruyère en Suisse, plusieurs villages alsaciens présentent ces caractères de décors créatifs toujours différents, mais ayant tous les mêmes traits dominants : ruelles étroites, colombages, vielles pierres, mélange de styles. Le Quartier latin à Paris est également dans ce profil de cocon protecteur presque intimiste et pourtant sur fréquenté en haute saison. Les villes cerclées de remparts, comme Carcassonne, attirent encore plus et fascinent. Par contre, trop d’ordonnancement ne fascine pas autant : Neuf-Brisach, Condé-sur-l’Escaut, Graveline… pourtant « sites historiques » n’attirent pas les foules comme Riquewihr en Alsace. Les citadelles, les forteresses, mais surtout les villes et villages fortifiés attirent les touristes. Saint-Cirq-Lapopie dominant le Lot réunit ces critères tout autant qu’Orvieto ou la vieille ville de Québec. Une étude psychosociale mériterait d’être faite pour analyser les motivations inconscientes des amateurs de ce type de sites touristiques.

Non loin de là, vers le nord, par la D177, vous retrouverez une autre carte postale : l’Abbaye de Sénanque. Nous avons tous vu ce monastère du XIIe siècle, noyé dans un océan de lavande. C’est aussi un lieu de vie d’une communauté de moines cisterciens.

Un autre grand classique de la Provence l’Abbaye de Sénanque Alain Voisot ©


Couleurs et lumières du 
Roussillon

Avec de la chance, le Mistral vous précédera pour nettoyer le ciel et vous offrir les plus belles lumières de la Méditerranée pour ce festival de couleurs. Impossible de mieux faire si vous souhaitez faire des photos exceptionnelles du village de Roussillon classé parmi les « plus beaux villages de France ».

Accroché aux escarpements des falaises d’ocre, Roussillon est blotti dans un espace vraiment étroit. En fait, le spectacle est en face, de l’autre côté du pont. Vous suivez le chemin qui monte vers l’entrée du sentier des ocres aménagé dans d’anciennes carrières d’extraction d’ocre.

Autour de Roussillon, c’est le festival des lumières et des couleurs. La balade dure une heure dans les méandres d’un site en technicolor passant du vert à l’ocre, les dégradés de brun, le jaune, sur fond d’un bleu profond.

Autour de Roussillon, c’est le festival des lumières et des couleurs Alain Voisot ©

De l’autre côté, en prenant la D 105 puis la D104, vous arrivez rapidement sur le site de l’écomusée de l’Ocre « Ôkhra » qui vaut vraiment une visite pour comprendre l’importance de cette terre aux couleurs puissantes.

Si vous y avez pris goût, vous irez par la D105 en direction de Gargas pour rejoindre Mines de Bruoux. Vous allez au-devant d’une Cathédrale de couleurs sculptée par les ocriers du Pays d’Apt entre 1848 et un peu après la Seconde Guerre mondiale, environ 50 km de galeries ont été creusées mais seulement 650 m de galeries ont été aménagées pour la visite. Munissez-vous de bonnes chaussures et d’un vêtement chaud, la température des galeries est d’environ 10°. Il est préférable de téléphoner avant au +33490062259 pour être sûr de pouvoir visiter le site.

Votre « Relais VIA ELEKTRA » sera La Coquillade Provence & Spa au cœur du Parc Naturel régional du Luberon. Ce site est un village privé membre des Relais & Châteaux.

La Coquillade Provence & Spa, Relais “VIA ELEKTRA”, la terrasse

Il a été élu meilleur Resort de France 2022. Un hôtel ? Un Resort ? Non, un village privé, cerné de vignes et d’oliviers. Ici le chant des cigales prolonge les panoramas sur les collines provençales. En saison les effluves de lavande vont et viennent. Ici, les nuits ont au moins 5 étoiles et bien plus lorsque le ciel est ouvert.

A l’intérieur du domaine

La table foisonne de saveurs mêlées en harmonie subtile. Elles se déclinent en trois restaurants servis par un potager. Un spa vous fait entrer dans le moelleux de ce ciel azur. Le silence est vaste. La nature est un palace, vous allez aimer ce luxe. Le vignoble maison est l’Aureto.

63 chambres et suites absorbent les lumières et se referment la nuit dans un silence absolu. Récompensé par les World Luxury Spa Awards en 2019, le spa de la Coquillade couvre 2000 m² de bien-être et d’équipements sportifs. L’odeur profonde de résineux décuple l’effet du sauna. Le hammam et le jacuzzi complètent les installations d’hydrothérapie. Salle de fitness et fontaines de glace, massages et soins, les techniques des soins du bien-être évoluent sans cesse.

La Coquillade Provence & Spa Hameau – Le Perrotet – 84400 Gargas

Nous quittons Coquillade à reculons… cms ©

 

JOUR 6

Nous quittons à reculons cet endroit magique pour revenir dans l’espace-temps provençal. Vous descendez vers la D900 en direction de Bonnieux.

Le Pont Julien a été construit par Domitius Ahenobarbus Alain Voisot ©

Ce monument du génie civil romain fait partie de la très fameuse VIA DOMITIA construite sous le Haut-Empire entre 27 av. J.-C. et 14 apr. J.-C. pour relier la haute plaine du Pô à la très fameuse Narbonne et la péninsule Ibérique pour relier Tarragone. C’est un pont dit en grand appareil. Accès uniquement pour les piétons et les cyclistes. Mais un parking gratuit est aménagé juste à proximité.

Le village perché de Lacoste

Le charmant village perché de Lacoste possède une situation exceptionnelle. Il est au cœur du Parc Naturel régional du Luberon. Il doit en partie sa réputation à la qualité exceptionnelle de la pierre calcaire tendre et claire extraite de ses carrières environnantes.

Ce village provençal est hanté par un personnage très ambigu luberon.fr

Le village est surplombé par le Château du divin Marquis, Louis-Alfonse Donatien de Sade qui l’habitat au XVIIIe siècle.

En 1769, après une carrière militaire, Sade revient dans son château, mais il est obligé de partir pour échapper aux poursuites de la justice. Pillé et détruit à la Révolution, Sade vend le château de La Coste en 1796 au député du Vaucluse Rovère. Abandonné, le château devient en 2001 la propriété du célèbre couturier Pierre Cardin qui finance un chantier de consolidation et rénovation du site. À la fois considéré et détesté, le « divin marquis » fera toujours débat. Pour le clin d’œil, la brasserie de Sulauze à Miramas, dans la région de Marseille, édite une bière sans équivoque.

Aujourd’hui l’animation se fait autour de L’École d’Art américaine Savannah College of Art and Design installée dans le village, et occupe plusieurs espaces gérés par le SCAD FASH (Savannah Collège of Art & Design).


Le Château la Canorgue

Voilà une belle étape au cœur du Parc Naturel Régional du Luberon. En contre bas de Lacoste en direction de Bonnieux se trouve le Château de la Canorgue. C’est une propriété familiale qui, depuis plus de 200 ans, se transmet de génération en génération un savoir-faire qui évolue vers la lucidité agricole.

Alain Voisot ©

Construit sur une ancienne villa romaine, le Château de la Canorgue doit son nom aux nombreuses canalisations souterraines que les Romains avaient taillées dans le roc pour capter l’eau.

La moyenne d’âge des vignes est d’environ 50 ans avec quelques parcelles de vignes de 80 ans et quelques ceps centenaires. De petits rendements sont volontairement obtenus (entre 15 hl/hectare et 30 hl/hectare) afin de privilégier la qualité des vins…

Depuis les années 1970, Jean-Pierre Margan, pionnier de l’agriculture biologique, bichonne ses vignes. Il protège son terroir d’exception et élabore des vins de caractère et de haute qualité en respectant tous les critères ECOCERT. Les vignes ont toujours été cultivées sans aucun produit chimique (aucun désherbant, insecticide, pesticide, fongicide, produit systémique…).

Seuls les traitements « à l’ancienne » (certifiés et contrôlés par Ecocert), à base de soufre et de cuivre, sont utilisés en très faible quantité et permettent de combattre les maladies cryptogamiques (oïdium, mildiou). Ces produits sont généralement couplés à des décoctions de plantes (ortie, prêle…). Les labours sont très réguliers et permettent un désherbage mécanique tout en activant aussi la vie microbienne et l’enracinement très profond des vignes, favorisant ainsi l’expression du terroir.

Les amendements organiques (guano, compost, fumier, issu de l’agriculture biologique) sont répandus pour enrichir les sols et apporter des nutriments aux vignes. La culture biologique sublime l’expression du fabuleux terroir du Château la Canorgue, mais exige une maîtrise parfaite du vignoble.Cette méthode de travail, précise et rigoureuse, est contrôlée par Ecocert, qui délivre une certification et procède à des contrôles réguliers et des visites inopinées, approfondies, autorisant ainsi l’utilisation de la mention Agriculture et Vin Biologique (logo AB et logo bio européen), mentionnés sur les bouteilles.

Il a transmis sa passion et son expérience à sa fille Nathalie, qui représente ainsi la 5e génération de vigneron (e) s ! Les plus hautes distinctions sont régulièrement attribuées aux vins du Château la Canorgue et en font la référence du Luberon ! En dégustation sèche, essayez le rosé. L’assemblage de Syrah, Grenache et Mourvèdre, donne un bouquet de fruits rouge aux arômes persistants. Le blanc, 100 % Viognier, se caractérise par sa complexité et son élégance. Il croise des notes de fruits confits avec l’abricot frais.

Le pont à coquille de Bonnieux

Voilà une belle séance d’exercices physiques qui vaut le détour : trouver au fond d’un ravin étroit un pont vraiment très original.

Presque inaccessible, sauf si vous trouvez le sentier vers le pont à coquille de Bonnieux Alain Voisot ©

Prenez la D36 puis la D943 en direction d’Apt. Au carrefour, stationnez votre VE et suivez à pied la D943 en direction de Lourmarin. Soyez très très prudent ! La route est étroite. À deux cents mètres, sur le côté gauche, une ouverture vous permet de descendre dans le ravin et de remonter le cours de l’Aigue Brun jusqu’à ce pont très original dans sa conception. Sur la clé de voûte, côté Est, est gravée la date probable de sa construction : 1722.

En fait, il existe deux ponts « à coquilles » celui de Lourmarin et celui de Bonnieux. Prenez la route D943 en direction de Lourmarin.

Poursuivez vers Cucuron. Ne manquez pas son superbe bassin central ombragé par des platanes grandioses. Si vous avez encore du temps et l’énergie, vous pouvez pousser jusqu’à Cabrières d’Aigues situé au pied du versant sud du Luberon. Pour les sportifs équipés, l’objectif est de monter à pied à la Mourre Nègre… sinon gardez-vous cet exercice pour le lendemain matin.

La Mourre Nègre

L’un des plus grands panoramas de Provence. Chaussé de solides chaussures de marche, vous allez rejoindre Cabrières d’Aigues.

Il est possible de s’y désaltérer et d’y manger au Bar de l’Ormeau labellisé « Bistrot de pays ». Dégustations de vins AOC Luberon au caveau « Le temps des sages » ou au Domaine des vaudois. Le point de départ de la randonnée est le grand parking au cœur du village. Aucun problème pour s’y garer.

Monter vers le bar par les escaliers au bout du parking et le contourner par la gauche, la montée de la Gaye. Vous trouverez un chemin balisé en jaune, le suivre par la gauche. Tourner à droite et suivre la rue de l’Invent jusqu’au balisage GR à la cime de Vière, direction Mourre Nègre. Continuer en face par le sentier de grande randonnée 92 balisé en rouge et blanc. Arrivés sur les crêtes, après avoir serpenté à travers la pinède, prendre à gauche toujours direction Mourre Nègre.

Prendre le premier sentier, celui des crêtes. Les paysages y sont plus jolis que par le chemin qui traverse la forêt. Continuer jusqu’au sommet. Là la vue est imprenable. Pour redescendre, prendre le chemin inverse jusqu’au croisement du Gros Coulet.

Prendre à droite et suivre le balisage jaune à travers la forêt jusqu’à trouver une route goudronnée. Suivre à droite la direction de la citerne 24.

Épuisé, mais fier et heureux, vous descendez et reprenez la route vers Pertuis par la D9 puis la D973 pour y retrouver votre « Relais Via Elektra © », Le Sévan Parc Hôtel au 914 route de la Bastidonne à Pertuis.

La piscine du Sévan Parc Hôtel face au restaurant créatif l’Olivier à Pertuis

Vaste et spacieux, l’établissement donne une impression un peu froide, mais la chaleur de l’accueil change tout. Les patrons sont d’un enthousiasme communicatif… très méridional. Dans la partie haute du hall d’accueil, Pagnol, Giono et Camus sont convoqués pour nous inspirer un regard apaisé sur le monde.

Une des références littéraires de la Provence éternelle

Les chambres orientées vers l’esplanade intérieure cachent difficilement une vaste piscine dissimulée par un fouillis végétal bordé de terrasses et d’oliviers. C’est d’ailleurs le nom du restaurant conduit par Christophe Pulizzi depuis octobre 2022 et sa brigade. Là, vraiment, c’est le carton plein. Vous aurez toujours une bonne raison de venir ici pour une véritable expérience culinaire. Créativité et maîtrise technique, tout y est. Il est préférable de réserver au 04 90 79 08 19 trois jours avant entre un mardi soir et un dimanche midi, de 12 h 15 à 13 h 30 et de 19 h 15 à 21 h 45. Les places sont limitées à 60 personnes.

Votre voiture électrique est rechargée durant la nuit sous abri dans le vaste parking privé et fermé de l’Hôtel Sevran

 

JOUR 7

La veille, vous aurez pris rendez-vous au Domaine de Cantarelle pour annoncer votre visite. Vous commencez la journée en tournant à droite à la sortie du Sevran en direction de Mirabeau par la D973. Ensuite vous prenez la direction de Rians, puis vous suivez la D561 en direction de Varages.

Le pressoir de la coopérative Le moulin de Varages Alain Voisot ©

Ce village présente deux atouts : une tradition de la faïencerie attestée depuis 1695 et une coopérative de production d’huile d’olive.

La Faïencerie La Belle Epoque au centre de Varages Alain Voisot ©

Ici, à Varages, l’histoire de la Faïence se raconte sur plusieurs siècles. Par ailleurs, c’est ici que se trouve un autre musée de l’Huile d’olive. L’entreprise, le Moulin de Varages, est une coopérative oléicole qui fabrique et produit l’huile « La Varageoise ». Elle est suffisamment confidentielle pour ne pas être soupçonnée de dérive commerciale.

En plus, ici au cœur du village, juste à côté du musée de l’Huile d’olive se trouve une borne de rechargement payante située sur la Place de la libération.


Le Domaine de Cantarelle

Par la D35, soyez attentif, à droite, avant d’arriver dans le village, vous êtes sur le Domaine de Cantarelle à Brue-Auriac. Vous ne le regretterez pas. Ce domaine, créé en 1974, est devenu en 2000 le plus grand de l’appellation AOC Côteaux varois en Provence. L’authenticité du terroir, ses couleurs, ses senteurs, ses paysages ont séduit tout de suite Pascal Debon qui l’acquiert en 2017. Un nouvel épisode commence avec des investissements importants dans la vigne et la vinification pour des cuvées encore plus qualitatives. Le Domaine est certifié Haute Valeur environnementale de niveau 3 (HVE3).

Les rosés de Cantarelle sont expressifs grâce à une vinification de haute précision : fermentation douce en température contrôlée, macération des bourbes et un savoir-faire pointu dans l’assemblage des différents cépages.

Domaine de Cantarelle, Route de Varages à Brue-Auriac. Route de Varages, 83119, Brue Auriac. Téléphone +33 4 94 80 96 01 – www.cantarelle.net

Mais ici la viticulture est un art poussé au sommet, jusqu’à distiller les rafles de raisin non pas pour faire du marc, mais du gin. Et quel gin ! Un gin rarissime dont la maturation se fait dans des jarres de terre cuite.

Le gin Cantarelle est en tirage limité et maturé en jarres de terre cuite Alain Voisot ©

Et en plus, vous pouvez recharger vos batteries gratuitement durant la visite.

Mes commentaires sur la Mercedes-Benz EQB 350 4 Matic

C’est la voiture de « tourisme » idéale pour parcourir une VIA ELEKTRA © en famille. Mais quand les sept sièges sont en place, les deux sièges arrière ne laissent que 130 litres de volume de coffre. C’est peu pour un tel parcours. Convenons que nous partons à 5 avec un coffre de 495 litres tout en sachant que le volume total est de 1620 litres une fois les 2e et 3e rangées rabattues. Les sensations de conduite offrent un confort de roulement particulièrement remarquable. L’EQB 350 se déplace avec dynamisme et rigueur soutenus par une tenue de route exceptionnelle. Même s’il est lourd (2,17 tonnes), ce SUV maintient son niveau de bruit de roulement au plus bas.

Le groupe propulseur est composé de deux moteurs électriques (un sur chaque essieu) : une unité asynchrone à l’avant et une unité synchrone à aimant permanent à l’arrière.

Autonomie réelle

Annoncé pour 409 kilomètres d’autonomie et même 480 en conduite strictement urbaine. Sur les routes de Provence, votre moyenne de consommation ne sera que de 17 à 22,6 kWh aux 100 kilomètres assurant une autonomie de 300 à 350 km. Restez vigilant. On est dans la moyenne montagne ! Ce qui, pour une VIA ELEKTRA ©, est parfaitement dans la norme. Mais attention, la technique de conduite n’est pas celle d’un rallye. L’EQB 350 ajoute une performance avec des temps de recharge relativement courts pour ce type de véhicule : 17 h sur une simple prise de courant 220v à 3,7 kW, mais 5 h 30 dans la sélection des « Relais VIA ELEKTRA » qui proposent à minima, une recharge de type 2 à 22 kW triphasés soit une nuit pour repartir le matin sur la route sans avoir à chercher et attendre.

La technique de conduite

Les palettes derrière le volant permettent de régler le freinage régénératif. Trois niveaux, D —, D et D+, permettent de varier la quantité de régénération. Le but est de ne presque jamais appuyer sur le frein. Accélération et freinage, avec la seule pédale de droite. Le frein ne doit être sollicité qu’en cas d’urgence ou pour finaliser le ralentissement jusqu’à l’arrêt.

Cette VIA ELEKTRA © en quatre épisodes, a été réalisée en étroite collaboration avec le Comité Régional au Tourisme (CRT) de PROVENCE-ALPES-CÔTE D’AZUR — associé à VAR TOURISME et VAUCLUSE PROVENCE ATTRACTIVITÉ.

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