“Dupes destinations” la nouvelle façon de voyager qui fait fureur

Julie Docsterd,
04-12-2023
À l’heure où les réseaux sociaux ont pris le dessus sur les guides et agents de voyage, certaines destinations sont victimes de leur popularité. Heureusement, il existe des alternatives tout aussi charmantes mais nettement moins fréquentées…
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© Norbert Staudt

Mois après mois, les “dupe destinations” gagnent en popularité et on comprend pourquoi ! En effet, pourquoi visiter des sites comme les Cinque Terre, Santorin, la Polynésie ou encore Barcelone aux côtés d’une horde de touristes alors qu’il existe des alternatives à peu de choses près similaires et préservées du surtourisme ?

Quelques exemples

L’un des meilleurs exemples sur le Vieux Continent n’est autre que Cudillero dans les Asturies espagnoles. Ce petit village coloré, encastré dans les falaises et faisant face à la mer, rappelle le site des Cinque Terre en Italie. Sauf que la version espagnole est nettement moins touristique que l’italienne et qu’on y mange tout aussi bien, sachant que la région est l’un des hauts lieux de la gastronomie ibérique.

 

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Si vous avez toujours rêvé de vous rendre à Santorin mais que vous êtes du genre agoraphobe, préférez l’île de Paros, tout aussi charmante, plus calme et surtout nettement moins chère.

 

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Le concept de “dupe destinations” n’est bien entendu pas limité à l’Europe. En effet, comme autres exemples on peut aussi citer Curaçao qui se substitue à Saint-Martin, São Miguel à Hawaï, Chicago à New York, Perth au lieu de Sydney, Memphis en lieu et place de Nashville ou, plus près de chez nous, Liverpool que l’on dit tout aussi charmante que Londres.

Le succès des “dupe destinations” s’explique bien entendu par leurs tarifs plus accessibles mais également par leur fréquentation nettement moins importante. De quoi ravir les voyageurs qui ne supportent plus d’être entourés de milliers de touristes bruyants et peu respectueux des sites qu’ils visitent. Selon une étude récente de l’Organisation Mondiale du Tourisme, 95 % des voyageurs visitent seulement 5% du globe. On assiste donc à une concentration sur une série de lieux qui n’est pas sans conséquences pour ses sites, leurs habitants et leur patrimoine.