Chutes de Kaieteur: la cascade dont personne ne parle…

10-03-2026
Au cœur de la jungle guyanaise, une muraille d’eau tombe de 226 mètres. Aussi brutale et isolée que spectaculaire !

Kaieteur falls

On parle souvent des chutes du Niagara ou des chutes Victoria. Les premières pour leur débit impressionnant, les secondes pour leur largeur majestueuse. Mais au centre de la Guyane, loin des foules et des selfies, une autre géante impose le silence : les chutes de Kaieteur.

Perdue dans le parc national de Kaieteur, sur un territoire qui situé en Guyana mais qui est revendiqué par le Venezuela, la chute surgit comme une fracture dans la forêt amazonienne. Ici, pas de rambardes interminables, pas d’hôtels alignés. Juste la jungle, épaisse, vibrante et le fracas de l’eau !

226 mètres !

La chute principale plonge de 226 mètres d’un seul trait, depuis une falaise de grès et de conglomérat. Si l’on ajoute les cascades abruptes qui suivent, la hauteur totale atteint 251 mètres. À titre de comparaison, c’est environ quatre fois et demie la hauteur de celle du Niagara, et presque deux fois celle de Victoria !

Mais ce qui impressionne surtout, c’est la combinaison rare entre hauteur et puissance. Avec un débit moyen d’environ 663 mètres cubes par seconde, Kaieteur figure parmi les chutes les plus puissantes au monde. Une masse d’eau dense, compacte, qui semble tomber d’un seul bloc.

Une découverte tardive… pour les Européens

Bien avant d’être “découverte”, la chute était connue des peuples autochtones de la région. Ce sont eux qui vivaient avec elle et qui la respectaient. En 1870, le géologue britannique Charles Barrington Brown, envoyé en Guyane britannique comme arpenteur, arrive dans la région avec son collègue James Sawkins. Brown découvre la chute seul, presque par hasard. Faute de temps, il revient l’année suivante pour effectuer des mesures détaillées.

Il publiera ensuite ses récits dans Canoe and Camp life in British Guiana (1876) puis Fifteen Thousand Miles on the Amazon and its tributaries (1878). À l’époque, l’Europe découvre avec fascination ces paysages encore vierges !

La légende de Kaieteur

Selon une légende patamona, la chute doit son nom à Kaie, un ancien chef (Toshao). Pour sauver son peuple, il se serait sacrifié en pagayant volontairement vers le précipice, s’offrant aux esprits. Un acte ultime, destiné à apaiser Makonaima, divinité du peuple patamona.

Un isolement qui fait toute la différence

Ce qui rend les Chutes de Kaieteur si fascinante, c’est l’isolement. Le plateau de Potaro s’étire en amont, jusqu’aux escarpements des monts Pakaraima. La rivière Potaro poursuit ensuite sa course vers l’Essequibo, le plus long fleuve de Guyane et le 34e d’Amérique du Sud.

L’avion puis les pieds !

Pour y accéder, il faut prendre un petit avion depuis Georgetown. L’atterrissage se fait à l’aéroport de Kaieteur, à environ quinze minutes de marche du sommet des chutes. Le tourisme existe, bien sûr. Mais il reste mesuré, presque confidentiel comparé aux géants nord-américains ou africains. Et c’est peut-être cela qui fait tout son charme : une puissance intacte, une sensation d’être minuscule face à quelque chose de plus grand.

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