Longtemps évoquée sans preuves solides, la fameuse « Atlantide maya » n’est désormais plus une simple hypothèse. Au fond du lac Atitlán, dans les hautes terres du Guatemala, des archéologues ont confirmé l’existence d’un véritable site maya englouti.
christopher-garcia
Officialisée en 2022, cette découverte a récemment été consolidée par une étude scientifique qui décrit le lieu comme un paysage culturel submergé. Autrement dit, un espace de vie complet, figé sous l’eau, et non un site symbolique ou rituel comme certains l’avaient imaginé.
Une vraie cité, pas un sanctuaire
Ce qui frappe, c’est la nature du site : les recherches montrent qu’il s’agissait d’une zone habitée, active entre 350 avant J.-C. et 250 après J.-C ! Les explorations ont permis d’identifier plusieurs éléments caractéristiques, comme des habitations structurées, des plateformes en pierre, voire des monuments sculptés. Ces découvertes confirment une organisation sociale bien installée. Quelques objets, comme des fragments de céramique ou de l’obsidienne, ont été analysés avant d’être replacés, afin de préserver l’intégrité du site.
Une île avalée par les eaux
Reste une question centrale : comment cette cité s’est-elle retrouvée sous l’eau ? Les chercheurs avancent plusieurs pistes, notamment des séismes, une activité volcanique ou encore des variations importantes du niveau du lac. L’hypothèse la plus convaincante reste celle d’une île progressivement submergée.
À l’origine, la cité aurait donc été construite sur une terre émergée, avant que la montée des eaux ne l’engloutisse lentement. Un phénomène naturel, loin de toute idée d’abandon volontaire. Fait intéressant : cette immersion a contribué à la conservation exceptionnelle du site, protégeant les structures des dégradations habituelles. Autre aspect marquant : la collaboration étroite avec la communauté maya Tz’utujil, directement liée à l’histoire du site.
Cette cité est loin d’avoir livré tous ses secrets. Les prochaines explorations pourraient révéler d’autres structures, voire des éléments organiques préservés sous les sédiments.