Londres : des voûtes secrètes rouvrent pour une expo gratuite sur la ville romaine

Guides touristiques

Londres : des voûtes secrètes rouvrent pour une expo gratuite sur la ville romaine

François Piette
François Piette

Sous l’ancien marché de Smithfield, 800 m² de voûtes victoriennes oubliées accueilleront au printemps 2027 une expo gratuite sur les premières années de Londinium. Tablettes de cire, biberon romain et œufs de cafards sont au menu ! Le nouveau London Museum, lui, ouvrira dès le 28 novembre.

Des voûtes oubliées sous un marché victorien

Il y a des musées qui déménagent, et d’autres qui trouvent un trésor dans leur cave. Le London Museum fait les deux. En rénovant l’ancien General Market de Smithfield, une halle victorienne restée vide pendant 30 ans, ses équipes sont tombées en 2019 sur un réseau de voûtes souterraines de 800 m². Elles servaient autrefois d’entrepôt au marché et au chemin de fer, avant de sombrer dans l’oubli…

« Quand nous avons redécouvert les voûtes, nous étions déterminés à les ouvrir », raconte Sharon Ament, directrice du musée, dans le communiqué. Promesse tenue : elles accueilleront l’exposition inaugurale Londinium: the making of a Roman city, en accès gratuit.

Londinium, une ville sortie de terre en 50 ans

L’expo raconte les 50 premières années de Londres romaine, à partir des années 50 de notre ère, quand une campagne quelconque au bord de la Tamise s’est muée en ville commerçante bouillonnante. Projections, ambiances sonores spatialisées : on nous promet une immersion totale pour découvrir cette naissance !

Ce qu’on y verra

Les tablettes qui ont mis Londres par écrit

La vedette, c’est la Bloomberg Collection : plus de 14.000 objets mis au jour lors du chantier du siège européen de Bloomberg, puis offerts au musée en 2025. Le communiqué parle du plus grand ensemble archéologique jamais exhumé sur un seul site londonien !

Parmi eux, les tablettes de cire romaines, les plus importantes de Grande-Bretagne. Et elles sont en bon état : la boue gorgée d’eau de l’ancienne rivière Walbrook les a protégées de l’air pendant deux millénaires. On y trouve le plus ancien document manuscrit daté du pays, du 8 janvier de l’an 57 et la toute première mention écrite du nom de Londres.

Un biberon, une pièce de Néron et des cafards

Plus touchant : un biberon de nourrisson romain. Plus impérial : une pièce frappée sous Néron. Plus inattendu : les plus anciens œufs de blatte connus en Grande-Bretagne, retrouvés dans le four d’une boulangerie romaine !

Le nouveau London Museum ouvre dès le 28 novembre

Pas besoin d’attendre le printemps. Le nouveau London Museum ouvre ses portes le 28 novembre 2026 dans le General Market, avec entrée gratuite. Ses galeries souterraines descendent jusqu’au niveau des rues romaines. Parmi les pièces phares du musée : les bijoux du Cheapside Hoard, un morceau du célèbre fatberg de Whitechapel, cette montagne de graisse qui bouchait les égouts, le gilet de Charles Ier le jour de son exécution et la basse fracassée des Clash ! Et en prime, une baie vitrée de 6 mètres donne directement sur une ligne de train en service.

Infos pratiques depuis la Belgique

Le musée se trouve à Smithfield, dans le quartier de la City, à deux pas de la station Farringdon. Depuis Bruxelles-Midi, l’Eurostar rejoint Saint-Pancras en deux petites heures, puis Farringdon n’est qu’à quelques minutes en train.

Côté papiers, le passeport est obligatoire et la carte d’identité ne suffit plus. Les Belges doivent aussi demander une ETA, l’autorisation de voyage électronique britannique, facturée 20 livres depuis avril 2026 et valable deux ans. La date précise d’ouverture de l’expo n’est pas encore annoncée.

Partager cet article

in
Lien copié

Ne manquez rien !

Inscrivez-vous à notre newsletter pour retrouver nos nouvelles offres, nos articles et tous nos conseils avant de partir.