Longtemps discrète, Oran s’impose désormais parmi les destinations mondiales à suivre ! Et ce n’est pas un hasard.
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Quand New York Times place Oran dans le top 10 des destinations à visiter en 2026, juste derrière des mastodontes comme Barcelone ou Bangkok, le signal est on ne peut plus clair : l’Algérie revient sur le devant de la scène !
Oran, la surprise méditerranéenne
Ville portuaire posée sur la Méditerranée, Oran a longtemps joué les seconds rôles face à ses voisines nord-africaines. Mais selon le quotidien américain, elle connaît aujourd’hui un renouveau culturel qui combine héritage et audace contemporaine.
Le journal décrit Oran comme une « ville portuaire méditerranéenne balayée par les vents », où se croisent influences ottomanes, espagnoles et françaises. Une identité plurielle qui se ressent aussi bien dans l’architecture que dans la scène artistique locale.
Un patrimoine qui reprend vie
Parmi les incontournables, le Théâtre régional d’Oran, récemment restauré, est cité comme un joyau centenaire à la programmation résolument actuelle. Le front de mer n’est pas en reste : cafés animés, galeries d’art, concerts en plein air et balcons Art déco participent à cette nouvelle énergie urbaine. Résultat ? Oran avait déjà été sacrée meilleure destination touristique émergente d’Afrique l’an dernier. Une reconnaissance qui n’a visiblement rien d’un coup d’essai.
L’Algérie sort de l’ombre touristique
Oran n’est pas un cas isolé. La chaîne CNN a récemment classé l’Algérie parmi les 20 destinations à explorer, confirmant une tendance de fond. Longtemps tenue à l’écart des circuits classiques, la destination semble enfin trouver sa place sur la carte mondiale du voyage.
Pour la BBC, le pays regorge d’atouts : ruines romaines, paysages désertiques spectaculaires, villes historiques comme Alger ou Constantine. Cette dernière, troisième ville du pays, figure parmi les plus anciennes cités du monde avec plus de trois millénaires d’histoire !
Objectif 12 millions de visiteurs
Les chiffres confirment cette dynamique. Selon la ministre du Tourisme Houria Meddahi, l’Algérie a accueilli 3,5 millions de touristes en 2025, dont 1,5 million d’étrangers. Et l’ambition est claire : atteindre 12 millions de visiteurs par an d’ici 2030.
Pour y parvenir, plusieurs leviers ont été actionnés. Parmi eux, l’introduction d’un visa à l’arrivée pour les voyageurs participant à des circuits organisés. Une petite révolution administrative dans un pays où, comme le rappelait la BBC, le système de visas était réputé… dissuasif.
Des transports aériens en plein essor
Autre signal fort : l’évolution du trafic aérien. Air Algérie est passée à 320 vols quotidiens durant l’été 2025, contre 230 un an plus tôt. La compagnie a même lancé une nouvelle filiale, Domestic Airlines, pour renforcer les liaisons internes.
Une stratégie assumée pour séduire
Les autorités ne s’en cachent plus. Dans une interview accordée à Euronews, l’ancien ministre du Tourisme Mokhtar Didouche évoquait « un certain nombre de lois et d’accompagnements » pour stimuler l’investissement touristique. Extension du parc hôtelier, événements professionnels, salons internationaux : tout est fait pour projeter l’image d’un pays tourné vers l’évasion. Et visiblement, le message commence à passer.