Un jour, un endroit : le 13 septembre 1759, Québec, quand les Plaines d’Abraham redessinèrent l’Amérique du Nord…

27-02-2026
Le 13 septembre 1759, à l’aube, un plateau herbeux dominant le fleuve Saint-Laurent accueille un affrontement décisif. En moins d’une demi-heure, la bataille des Plaines d’Abraham scelle le sort de la Nouvelle-France. À Québec, deux armées européennes se font face, mais les conséquences dépasseront largement les remparts de la ville : c’est tout l’équilibre de l’Amérique du Nord qui bascule.
Quebec City, Canada - May 30, 2017: Martello tower watchtower in plaines d'Abraham with green grass field
© Kristina Blokhin - stock.adobe.com

C’est une bataille méconnue que certains pseudo érudits associent à un simple conflit colonial. Rien n’est plus faux ! La bataille de 1759 s’inscrit dans un affrontement planétaire, à savoir la guerre de Sept Ans. La France et la Grande-Bretagne s’y disputent la suprématie commerciale et maritime, de l’Europe aux Caraïbes, de l’Inde à l’Amérique du Nord. La Nouvelle-France n’est qu’un front parmi d’autres, mais un front crucial !

Québec est alors la capitale de la colonie française, le verrou de la vallée du Saint-Laurent et le centre administratif, militaire et religieux de tout l’empire français au nord du Mexique. Qui contrôle Québec contrôle l’accès au cœur de la colonie. Les Britanniques le savent et montent une opération colossale : près de 30.000 soldats et marins sont mobilisés pour l’invasion du Saint-Laurent, dont une force expéditionnaire commandée par James Wolfe.

Face à eux, la défense de la ville repose sur le général Louis-Joseph de Montcalm, vétéran des guerres européennes, à la tête de troupes régulières françaises, de miliciens canadiens et d’alliés autochtones.

L’été du siège et le pari de l’audace

À partir de juin 1759, les Britanniques assiègent Québec. Wolfe tente à plusieurs reprises de forcer un débarquement sur la rive nord, mais les positions françaises, solidement établies à Beauport, tiennent bon. Frustré et malade, Wolfe change de stratégie. Incapable de prendre la ville de front, il ordonne le bombardement de Québec depuis la rive sud, transformant quartiers et habitations en ruines.

À l’approche de l’automne, le temps presse. Le fleuve va bientôt geler, piégeant la flotte britannique. Dans la nuit du 12 au 13 septembre, Wolfe joue son va-tout : une ascension au Foulon, un étroit sentier escarpé que les Français jugent impraticable. Contre toute attente, plus de 4.000 soldats britanniques parviennent à gravir la falaise et se déploient sur le plateau alors appelé les hauteurs d’Abraham.

© Anne Richard - stock.adobe.com

30 minutes pour changer l’Histoire

Au matin du 13 septembre, Montcalm découvre avec stupeur l’armée ennemie rangée en ordre de bataille devant Québec. Pressé d’agir avant que les Britanniques ne se fortifient, il engage le combat sans attendre de renforts. Les deux lignes s’affrontent sur un espace restreint.

La bataille est brève et violente, mais les Britanniques connaissent leurs armes. En moins de 30 minutes, les lignes françaises cèdent et se replient vers Beauport. Le sort est cruel : Wolfe est mortellement blessé sur le champ de bataille ; Montcalm succombe à ses blessures le lendemain. Les deux commandants disparaissent, devenant à jamais indissociables de ce lieu.

Québec capitule, un monde bascule

Quelques jours plus tard, Québec capitule. La ville est ravagée, mais demeure la capitale de la nouvelle province britannique. L’année suivante, malgré une tentative française de reconquête, la Nouvelle-France est définitivement perdue. Le traité de Paris de 1763 officialise le transfert de l’essentiel de l’Amérique du Nord française à la Grande-Bretagne.

Les conséquences sont profondes : implantation durable d’une communauté anglophone et protestante, introduction du parlementarisme britannique, intégration à l’économie impériale et, à plus long terme, coexistence de deux langues, de deux cultures et de deux traditions juridiques. Québec devient un cas unique en Amérique.

Les Plaines d’Abraham aujourd’hui : mémoire et respiration urbaine

Aujourd’hui, les Plaines d’Abraham forment un vaste parc urbain au cœur de Québec. Jardins, sentiers, musées et expositions permettent de comprendre les enjeux et les acteurs de la bataille de 1759. On y vient autant pour apprendre que pour courir, pique-niquer ou admirer le fleuve.

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