Le monument le plus photographié du Brabant wallon fête son bicentenaire. Point d'orgue le 12 septembre, avec un spectacle en plein air au pied de la butte, raconté par Patrick Weber. Et une prévente qui se termine dans quelques jours !
© Memorial 1815
Le samedi 12 septembre 2026, le Domaine de la bataille de Waterloo 1815, à Braine-l’Alleud, accueille un spectacle en plein air au pied du monument. Ouverture des portes à 19h30, début à 20h30. Le principe ? Faire revivre non pas la bataille de 1815 (sujet déjà largement traité par les reconstitutions annuelles) mais les deux siècles d’existence de la butte elle-même, depuis son érection en 1826. Le tout mêlant récits, saynètes historiques, projections et mise en scène !
À la narration, l’historien et journaliste Patrick Weber. La partie musicale est confiée aux élèves de l’école Musica Mundi de Waterloo, accompagnés par Impromptu Théâtre et Piano Hanlet.
Les infos pratiques à connaître avant de réserver
Le billet est à 26 euros en prévente jusqu’au 31 août, autant dire qu’il reste peu de temps pour en profiter. La billetterie se fait en ligne sur le site du domaine.
Quelques points à anticiper : le spectacle se déroule en extérieur non couvert, avec placement libre en places assises. L’accessibilité PMR est assurée, les parkings sont gratuits et des stands de restauration sont prévus sur place ! Le spectacle est en français uniquement et s’adresse plutôt aux adolescents et aux adultes.
Un été anniversaire déjà bien rempli
L’événement clôture une saison festive ! Mi-août, le domaine avait installé une tyrolienne de 350 mètres survolant le champ de bataille (une façon inhabituelle de contempler les lieux), complétée par des murs d’escalade, des jeux en bois, des châteaux gonflables et des animations historiques. Le 15 août, un concert en plein air du groupe belge Mister Cover s’était tenu au pied de la butte.
Un chantier pharaonique, en 1826
Ce que le spectacle raconte mérite le détour, parce que la butte est un objet démesuré. Élevée en 1826 à la demande du roi Guillaume Ier des Pays-Bas, sur des plans de l’architecte Charles Vander Straeten, elle culmine à 41 mètres pour un diamètre de 169 mètres et un périmètre de 520 mètres. Il a fallu déplacer 290.000 mètres cubes de terre… à la pelle et à la brouette !
Le lion qui la couronne pèse 28 tonnes, mesure 4,50 mètres de long pour 4,45 mètres de haut, et a été coulé en neuf pièces de fonte aux forges John Cockerill, à Seraing. Le sculpteur, Jean-Louis Van Geel, était pour sa part, malinois.
L’escalier de 226 marches qui mène au sommet n’est venu qu’ensuite, en 1863-1864.
Deux anecdotes qui valent le déplacement
La première est militaire. En 1832, des soldats français de passage ont tenté de renverser le fauve. Ils n’ont réussi qu’à lui casser la queue !
La seconde est littéraire. Dans Les Misérables, Victor Hugo reproche au monument d’avoir défiguré le champ de bataille : en prélevant la terre nécessaire à la butte, on a effacé les reliefs qui avaient précisément décidé du sort de la journée. Le monument aurait ainsi supprimé ce qu’il prétendait commémorer…