Le secteur aérien rêve de voler plus propre, mais il faut bien avouer que nous sommes encore loin du compte... Réunies à Rio de Janeiro, au Brésil, les compagnies aériennes ont rappelé que les carburants d’aviation durables, ou SAF, restent encore trop rares et trop chers pour transformer réellement le transport aérien !
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Selon l’Association du transport aérien international, la production mondiale de SAF devrait atteindre environ 2,4 millions de tonnes en 2026. Cela représenterait seulement 0,8 % de la consommation des compagnies aériennes.
Un frein pour le tourisme plus responsable
Pour les voyageurs, le sujet touche directement l’avenir du tourisme durable. Moins d’émissions dans les airs, c’est aussi une manière de continuer à voyager tout en réduisant l’impact climatique des déplacements. Mais pour l’instant, les SAF ne suivent pas le rythme. “Cela semble être une année décevante de plus pour la production de SAF”, a commenté Willie Walsh, directeur général de l’Iata, dans un communiqué.
Des prix élevés, une offre trop limitée
La hausse des prix de l’énergie, liée notamment à la guerre au Moyen-Orient, n’a pas suffi à accélérer la production. L’Iata estime que les incitations restent insuffisantes pour créer un vrai marché viable.
Willie Walsh résume l’attente du secteur : “Nous attendons toujours que soit le choc énergétique, soit la nécessité de garantir la souveraineté en énergie et l’emploi, soit l’urgence de ralentir le changement climatique se transforme en incitations nécessaires pour créer un marché viable”.
Le Brésil, futur champion des SAF ?
Pays hôte du congrès, le Brésil est présenté comme un territoire au fort potentiel. Grâce à ses ressources agricoles et industrielles, il pourrait devenir un acteur majeur des carburants durables. Preeti Jain, directrice de recherche de l’Iata sur la neutralité carbone, estime que le pays dispose d’une belle carte à jouer : “Le Brésil détient près de 120 millions de tonnes de matières premières potentielles pour des SAF d’ici à 2030”.
Parmi ces ressources figurent notamment les déchets de l’industrie sucrière !
Une transition encore en piste
Les SAF sont souvent présentés comme l’une des solutions les plus réalistes pour réduire les émissions du transport aérien, sans bouleverser totalement les habitudes de voyage. Mais il faut bien avouer que nous sommes encore à des années-lumière d’une flotte décarbonée…