La France attire toujours plus de touristes, mais l'Espagne lui pique discrètement le pactole ! On vous explique…
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En 2025, la France a de nouveau survolé les classements internationaux en enregistrant une année record. Selon les données compilées par l’agence de développement touristique de l’État Atout France, le pays a accueilli pas moins de 102 millions de visiteurs internationaux, pour des recettes de 77,5 milliards d’euros… Tout cela est impressionnant, mais…
En 2025, l’Espagne talonnait déjà la France avec 97 millions de voyageurs internationaux. Et en 2026, la péninsule pourrait faire mieux : les projections s’appuyant sur les indicateurs de l’Institut national de la statistique espagnol (INE Espagne) révèlent une dynamique sans précédent, avec potentiellement plus de 100 millions de touristes d’ici la fin de l’année 2026. Une performance phénoménale qui relègue l’Italie, solide troisième du podium européen avec ses 68 à 70 millions de visiteurs annuels, loin derrière…
Le hold-up financier de la péninsule ibérique
Le véritable enseignement de ce duel ne réside pas tant dans le nombre de passeports scannés que dans les dépenses laissées sur place : en dépit d’un nombre de visiteurs inférieur en 2025 (97 millions contre 102 millions pour la France), l’Espagne a engrangé un montant titanesque de 135 milliards d’euros de recettes touristiques internationales, soit presque le double de l’enveloppe française !
Cet écart spectaculaire s’explique par des facteurs structurels bien précis, analysés par l’ONU Tourisme. Les séjours en Espagne, fortement concentrés sur les destinations balnéaires et insulaires (comme les îles Baléares ou les Canaries), se caractérisent par une durée moyenne beaucoup plus longue. En France, en revanche, un touriste étranger effectue fréquemment un séjour de courte durée comme un week-end à Paris ou… une étape de transit vers le sud de l’Europe, ce qui est compté !
Une stratégie axée sur la valeur plutôt que la masse
Victime du surtourisme, l’Espagne change donc son fusil d’épaule ! Par la voix du Ministère espagnol de l’Industrie et du Tourisme, les autorités annoncent clairement que la course aux records de fréquentation n’est pas la priorité absolue ! Cela fait également quelques années que les autorités ne communiquent plus vraiment sur les zones saturées, mais mettent en avant d’autres régions, comme l’arrière-pays.