Vous préparez un voyage au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Canada ou dans un pays exigeant un visa électronique ? Prudence au moment de remplir vos formalités en ligne. De nombreux sites privés ou frauduleux imitent les plateformes officielles et peuvent transformer une demande à quelques euros en une facture de 100, voire 200 €.
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Royaume-Uni : l’ETA coûte officiellement 20 £
L’Electronic Travel Authorisation (ETA) est désormais obligatoire pour de nombreux voyageurs dispensés de visa qui souhaitent se rendre au Royaume-Uni, notamment les citoyens de l’Union européenne… et donc les Belges ! Son prix officiel est désormais de 20 livres sterling. L’autorisation est généralement valable deux ans ou jusqu’à l’expiration du passeport utilisé pour la demande. Bonne nouvelle : chaque voyage au Royaume-Uni ne nécessite pas une nouvelle demande, car durant ces deux ans, vous pouvez effectuer plusieurs voyages au Royaume-Uni !
La demande doit idéalement être réalisée directement sur le site officiel du gouvernement britannique GOV.UK ou via l’application officielle UK ETA.
Le gouvernement britannique précise d’ailleurs qu’un site intermédiaire ne peut pas obtenir une décision plus rapidement ! Pourtant, une recherche sur Google peut faire apparaître des plateformes proposant des services « express », « premium » ou « tout compris ». Certaines transmettent réellement la demande mais ajoutent des frais de service importants. D’autres peuvent être carrément frauduleuses, encaisser l’argent et ne rien fournir du tout !
Résultat : une formalité officielle à 20 £ peut rapidement coûter plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines d’euros.
Le Royaume-Uni est loin d’être un cas isolé
Le piège est d’autant plus efficace que les voyageurs doivent désormais jongler avec une multitude de visas, eVisas et autorisations électroniques. Aux États-Unis, les voyageurs utilisant le Visa Waiver Program doivent généralement obtenir un ESTA avant leur départ. La demande doit être effectuée sur le site officiel ESTA des autorités américaines. Là encore, évitez les plateformes privées qui proposent de « vérifier » ou de « traiter » votre ESTA contre des frais supplémentaires.
Au Canada, de nombreux voyageurs dispensés de visa arrivant par avion doivent demander une AVE, appelée eTA en anglais. Le tarif officiel est de 7 dollars canadiens et la demande peut être introduite directement sur le site officiel du gouvernement canadien.
La Nouvelle-Zélande utilise de son côté la NZeTA pour de nombreux voyageurs provenant de pays bénéficiant d’une exemption de visa. Les formalités et la liste des nationalités concernées sont disponibles directement sur le site officiel de l’immigration néo-zélandaise.
En Australie, selon votre nationalité et la nature du séjour, vous pouvez avoir besoin d’un eVisitor, d’une ETA ou d’un autre visa. Avant de payer quoi que ce soit, consultez le site officiel du Department of Home Affairs australien.
Et dans certaines destinations, il s’agit bien d’un visa et non d’une simple autorisation électronique ! C’est notamment le cas de l’Inde, où de nombreux voyageurs doivent obtenir un visa ou un eVisa avant leur départ. La plateforme officielle est Indian Visa Online et le gouvernement indien met lui-même en garde contre les intermédiaires qui promettent des procédures accélérées ou des services « express » !
Les règles peuvent toutefois changer selon votre nationalité, la durée du séjour, votre point d’entrée et le motif du voyage. Avant chaque déplacement, mieux vaut donc vérifier les conditions directement auprès des autorités du pays concerné…
Comment éviter les faux sites de visa ?
Le réflexe le plus important est simple : ne choisissez pas automatiquement le premier résultat affiché dans Google. Une annonce sponsorisée n’est pas forcément le site officiel ! Vérifiez toujours le nom de domaine et privilégiez les plateformes gouvernementales. Pour le Royaume-Uni, par exemple, les sites officiels utilisent l’adresse GOV.UK. Pour le Canada, privilégiez Canada.ca.
Méfiez-vous également des expressions comme « traitement garanti », « visa express », « priorité absolue » ou « demande urgente » lorsqu’elles s’accompagnent de frais élevés…
Enfin, n’oubliez pas qu’une demande de visa ou d’autorisation électronique contient des informations très sensibles : numéro de passeport, date de naissance, photographie, adresse et coordonnées bancaires.