Les canicules à répétition influencent désormais les bureaux d'études ferroviaires : Eurostar vient de revoir ses futurs trains Celestia à la hausse : leur climatisation devra tenir bon jusqu'à 55 °C !
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Le 25 juin, quatre trains entre Londres St Pancras et Paris Gare du Nord ont été annulés en une seule journée, la chaleur semant la pagaille sur l’ensemble du réseau. La caténaire qui se dilate, les voies qui souffrent et la clim qui est à la peine, ce n’est plus de la science-fiction. Un opérateur qui commande des trains pour trois ou quatre décennies ne peut plus faire l’autruche !
De 45 à 55 °C : le grand rehaussement
Fin 2025, Eurostar confirmait une commande de nouvelles rames à deux étages, baptisées Celestia. À l’origine, ces trains étaient conçus pour fonctionner jusqu’à 45 °C. Sauf que vu l’été que nous venons de connaître, la compagnie a donc choisi de passer la barre à 55 °C.
« Il a été décidé d’équiper notre nouvelle flotte, pouvant compter jusqu’à 50 trains Celestia, d’un système de climatisation capable de fonctionner jusqu’à 55 degrés », a expliqué un porte-parole au Daily Mail. La logique ? Ces rames entreront en service en 2031 et circuleront jusque dans les années 2060…
Celestia, la fusée à deux étages d’Alstom
Derrière ce nom qui sent bon les étoiles (Celestia vient du latin caelestis, « céleste ») se cache une vraie révolution pour le transmanche. Construites par Alstom, ces rames seront les premières à deux niveaux à emprunter le tunnel sous la Manche.
Au menu : 200 mètres de long, 20 % de sièges en plus, soit 540 passagers par rame, et le double en formation accouplée. Eurostar a annoncé un investissement de 2 milliards d’euros pour 50 trains (30 fermes, 20 en option). De quoi viser les 30 millions de voyageurs par an et desservir de nouvelles destinations comme Genève et Francfort.
Cerise sur le gâteau : ce train à deux niveaux file jusqu’à 320 km/h, avec des coûts de maintenance réduits de 30 % par rapport à la génération précédente !
Pourquoi Eurostar met le turbo maintenant
Il n’y a pas que le mercure qui grimpe : la concurrence aussi. Trenitalia associé à Evolyn, Virgin, ou encore Gemini lorgnent tous le très lucratif Paris-Londres. En misant sur des trains plus capacitaires, plus sobres et taillés pour un climat déréglé, Eurostar cherche à garder une longueur d’avance avant l’ouverture du marché.