Pendant des décennies, le Nord et le Grand Ouest de l'Europe ont subi les railleries : le vent salé de la Manche et la petite laine de soirée étaient gentiment moqués par ceux qui préféraient s'entasser sur les plages surchauffées de la Côte d'Azur. Mais le vent tourne !
© maureen-cosnard
Face à un thermomètre qui s’est emballé dès le mois de juin, le concept de la coolcation (les vacances au frais) a pris une sacrée ampleur, même si selon nos premiers retours, il semble que les Belges restent encore globalement fidèles aux destinations du Sud. Toutefois, il y a une évolution majeure : désormais, les sudistes eux-mêmes opèrent ce que l’on pourrait appeler une « discrète transhumance inversée » !
La ruée vers les embruns
Le dernier Baromètre des vacances Europ Assistance / Ipsos révèle que 68 % des Français ont prévu de partir cet été, mais la véritable nouveauté réside dans l’orientation de ces flux ! Selon des données partagées par France 24, les recherches Airbnb pour des hébergements climatisés ou dotés d’un accès fraîcheur ont quasiment doublé !
La revanche de la Normandie et de la Bretagne
La Bretagne, la Normandie et le Pas-de-Calais (avec des stations phares comme Le Touquet, Berck ou Wimereux) semblent ainsi prendre une importance croissante ! Le Cotentin, notamment Barneville-Carteret, est également très prisé !
Ces exilés volontaires qui snobent les palmiers
Si certains se contentent de remonter de quelques centaines de kilomètres vers la Manche, d’autres n’hésitent pas à franchir plusieurs frontières pour un dépaysement scandinave. Une enquête de la RTS met en lumière cet attrait grandissant pour des paysages épurés où le mercure ne dépasse que rarement les 20 à 25 degrés. L’Islande, la Norvège ou la Suède deviennent les nouveaux eldorados.