S’il y a bien une chose que les canicules refroidissent, ce sont les vacances des touristes dans les pays chauds ! Aujourd’hui plus qu’hier et probablement moins que demain, les « coolcations » sont à la mode…
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Longtemps, les vacances d’été ne se concevaient qu’en bord de Méditerranée. Mais le décor change : avec les canicules, les incendies et les nuits tropicales, cette vieille tradition commence à perdre de son attrait. C’est là qu’arrivent les coolcations, contraction de “cool” et “vacations” : des séjours pensés pour éviter les grosses chaleurs, souvent vers les montagnes, les lacs, les côtes nordiques ou les destinations moins écrasées par le thermomètre.
La tendance n’est pas qu’un joli mot ! La plateforme européenne du tourisme observait l’année dernière que les vagues de chaleur et les incendies poussent déjà certains voyageurs vers des alternatives plus fraîches, comme l’Islande, la Norvège, la Suède, les régions de montagne ou les littoraux plus tempérés.
Un réflexe climatique
Selon une étude de l’European Travel Commission parue l’an dernier, 81 % des Européens déclarent que le climat influence désormais leur manière de voyager ; 15 % recherchent activement des climats plus doux et 14 % évitent les destinations exposées aux chaleurs extrêmes.
Le sud ne disparaît pas, il se décale
Attention, cela ne veut pas dire que la Méditerranée va se vider. L’Espagne, la Grèce, l’Italie ou le Portugal restent des poids lourds du tourisme européen ! Mais leur calendrier pourrait bouger. A l’instar des destinations de montagne : avec la problématique que connaît le ski aujourd’hui en hiver, on peut parfaitement imaginer un monde où la montagne devient une destination privilégiée… en été !
Le Centre commun de recherche de la Commission européenne précise que les régions côtières du nord de l’Europe pourraient gagner en demande estivale, tandis que certaines zones côtières du sud pourraient perdre des visiteurs en été, surtout dans les scénarios de réchauffement les plus marqués.
Les coolcations ont donc tout d’une tendance durable, parce qu’elles évitent plusieurs inconforts des destinations ensoleillées : trop chaud, trop bondé, trop risqué. Et avec le réchauffement climatique, ce n’est certainement pas une tendance passagère… A l’inverse, on l’a dit, les destinations ensoleillées seront sans doute privilégiées à la montagne en hiver, faute de… neige !