Les dernières vacances de Noël, Europ Assistance a vu les accidents de ski exploser dans les Alpes !

Entre le 19 décembre et le 4 janvier, pas moins de 207 dossiers médicaux ont été ouverts, soit +64 % en un an. Plus marquant encore : les blessures étaient plus sérieuses, avec 23 % d’hospitalisations, contre 14 % l’hiver précédent. Comment expliquer cette catastrophe ?
Derrière cette hausse spectaculaire, un coupable : la météo. Le manque de neige a transformé certaines pistes en véritables surfaces glacées. « Le manque de neige a exposé les skieurs à des plaques de glace et une neige très dure », explique Xavier Van Caneghem d’Europ Assistance, dans les colonnes de Sudinfo. « Les chutes sont dès lors plus lourdes, comme si on tombait sur du bitume ».
Domaines partiellement ouverts, pistes saturées
Autre effet domino de cette météo capricieuse : certaines stations n’ont ouvert qu’une partie de leur domaine skiable. Forcément, tout le monde se retrouve au même endroit. Moins de pistes, plus de monde, et une densité de skieurs qui grimpe en flèche. La collision devient alors presque statistique.
Quand les bonnes conditions changent tout
À l’inverse, la différence saute aux yeux lorsque la neige est au rendez-vous. « En 2024, la neige était suffisante à Noël, les conditions étaient nettement meilleures et on voyait tout de suite la différence dans la gravité des accidents », souligne l’analyste. Moins de glace, plus d’espace, et surtout nettement moins d’hospitalisations.
Vacances scolaires : le facteur humain
La fréquentation joue également un rôle clé. Les vacances de Noël attirent un public large, parfois moins expérimenté, souvent fatigué par le trajet, et motivé par l’envie de « rentabiliser » chaque journée.
Genoux, poignets… et têtes en première ligne
Côté blessures, le tableau est assez constant : genoux, jambes, épaules, poignets et mains paient le plus lourd tribut. Mais les traumatismes crâniens restent les plus graves, notamment chez les enfants. D’où un rappel essentiel : le casque, même s’il n’est pas obligatoire, peut clairement faire la différence. Surtout pour les plus jeunes, qui ont parfois plus d’énergie que de prudence.