Pour commencer, parlons de la découverte de Cordes sur Ciel : une des plus anciennes bastides d’Occitanie, fondée en 1222, et la plus magistrale, sans doute ! Nous avions rendez-vous avec notre guide-conférencière sur la place Jeanne Rame Cals. C’est cette romancière, née à Albi (à 25 km), qui a donné ce nom si poétique au village. Parce que quand la brume envahit la campagne, le sommet de Cordes semble flotter dans le ciel. Il ne fallait pas commencer autrement : j’étais déjà conquise !
Nous avons grimpé jusqu’au sommet, écoutant les anecdotes de notre guide, découvrant en chemin les ruelles pavées, les portes fortifiées, la Capelette, l’antre des artisans d’art. On s’est laissés raconter la cité aux 100 ogives et on a voyagé au travers de 800 ans d’Histoire. Nous nous sommes régalés des récits mythiques de la cité et des références cathares aussi. La crête rocheuse du Puech de Mordagne (sur laquelle Cordes est enroulée), les maisons du Grand Veneur, de l’Ecuyer et du Grand Fauconnier, les deux inquisiteurs peut-être jetés dans le puits de la Halle… Et j’en passe. Il n’y a rien de plus gai que d’écouter ceux qui savent raconter les pierres et leur passé !
Le Musée Charles Portal est à voir aussi. Ainsi que l’Eglise Saint-Michel. Et puis, allez vous attabler à la Table du Ciel : ce restaurant, au sommet, porte bien son nom. Pour digérer, retournez sur vos pas, et flânez encore : vous apercevrez chaque fois de nouvelles choses. Il y a tant de petits détails à observer et de coins secrets à découvrir. Se perdre sur les remparts est une bonne idée aussi : la balade est belle.
Si vous avez le temps, en quittant Cordes sur Ciel, roulez jusqu’au « point de vue du grain de sel ». Après avoir emprunté le chemin éponyme, vous découvrirez la cité perchée, face à vous. Quel panorama ! Moi qui ne cesse jamais de parler, j’en suis restée muette. Une seule évidence : s’asseoir là et admirer le paysage. J’ai trouvé ça merveilleux aussi d’observer de loin ce que je connaissais désormais de près ! Un moment suspendu.