Parti pour une simple navigation côtière, un marin de 69 ans a survécu 11 jours seul à la dérive en Méditerranée.

L’histoire commence comme tant d’autres sorties en mer. Un homme de 69 ans quitte le port de Gandia, sur la côte est espagnole, avec pour objectif Guardamar del Segura, à environ 160 kilomètres plus au sud. Une navigation côtière classique, sans traversée océanique ni aventure annoncée.
Puis, plus rien. La disparition est signalée le 17 janvier. Les secours en mer espagnols déclenchent une opération de recherche mobilisant bateaux et avions jusqu’au 22 janvier. Malgré les moyens engagés, les recherches sont interrompues, faute de résultats. Les navires de commerce sont alors invités à rester attentifs dans la zone.
Un repérage inespéré à 500 km du départ
Alors que les chances de survie semblaient minces, un avion de Frontex repère un voilier et une silhouette à bord, faisant des signes de détresse. L’embarcation dérive à 53 milles nautiques au nord-est de Béjaïa, soit plus de 280 milles nautiques (environ 500 km) du point de départ.
Un vraquier singapourien, le Thor Confidence, se déroute et procède au sauvetage. Contre toute attente, le navigateur est retrouvé « en bonne santé ». Il doit être ramené au port espagnol d’Algésiras.
Ce que cette dérive rappelle aux navigateurs
Au-delà du caractère presque miraculeux de ce sauvetage, l’épisode agit comme un rappel utile, pour débutants comme pour marins expérimentés. Prévenir un proche de son itinéraire et de son heure d’arrivée reste une règle simple… et souvent négligée. Balise de détresse, VHF chargée, fusées, miroir ou lampe : on ne sera jamais assez prudent sur l’équipement embarqué ! Et puis, il y a bien évidemment la gestion des ressources, des batteries… Et surtout, de son mental !