Notre planète : sa destruction est davantage financée que sa préservation !

23-02-2026
Chaque dollar vert en cache trente destructeurs. Un rapport de l’ONU révèle un déséquilibre financier qui pèse lourd sur la planète.
nature
© adam-kool

Alors que le tourisme durable gagne du terrain dans les discours, les chiffres, eux, racontent une autre histoire. Selon un nouveau rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), le monde continue d’investir massivement dans des activités qui dégradent la nature, bien plus que dans celles qui la protègent. Et l’écart est vertigineux !

30 dollars pour détruire, 1 pour réparer

En 2023, les flux financiers nuisibles à la nature ont atteint 7.300 milliards de dollars. À titre de comparaison, les financements dédiés aux solutions fondées sur la nature plafonnaient à 220 milliards. Le calcul est rapide : pour chaque dollar investi dans la protection de l’environnement, 30 dollars servent à l’abîmer.

D’où vient cet argent qui fait mal à la planète ?

La majorité de ces financements destructeurs provient du secteur privé (environ 4.900 milliards de dollars), concentrés dans quelques domaines clés, rapporte l’ONU :

  • Services publics
  • Industrie
  • Énergie
  • Matériaux de base

À cela s’ajoutent 2.400 milliards de dollars de subventions publiques jugées nuisibles, notamment dans les combustibles fossiles, l’agriculture intensive, les transports, l’eau et la construction.

La protection de la nature, parent pauvre du financement

Du côté des bonnes nouvelles (il en faut), les 220 milliards de dollars investis dans les solutions fondées sur la nature existent bel et bien. Mais ils restent largement insuffisants et proviennent à 90 % de sources publiques.

Un choix binaire, selon l’ONU

La directrice exécutive du Pnue, Inger Andersen, ne mâche pas ses mots : « Si l’on suit l’argent, on mesure l’ampleur du défi qui nous attend. Nous pouvons soit investir dans la destruction de la nature, soit soutenir son rétablissement; il n’y a pas de juste milieu. »

Le constat est d’autant plus préoccupant que les investissements nuisibles accélèrent, tandis que les financements positifs progressent lentement.

Multiplier les investissements, sans casser la tirelire mondiale

Pour rester dans les clous des objectifs climatiques et environnementaux, le rapport estime qu’il faudrait porter les investissements annuels dans les solutions fondées sur la nature à 571 milliards de dollars d’ici 2030. Cela représente une multiplication par 2,5. Et cela ne correspondrait qu’à 0,5 % du PIB mondial de 2024.

Et le tourisme dans tout ça ?

Le tourisme, fortement dépendant de la qualité des écosystèmes, est directement concerné. Paysages dégradés, ressources en eau sous pression, biodiversité en recul : sans nature en bonne santé, pas de destinations attractives sur le long terme.

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