En 2026, le Centre Pompidou-Metz bouscule votre façon d’habiter le monde

06-01-2026
Cette année, le Centre Pompidou-Metz ne propose pas seulement une série d’expositions : il invite le public à explorer de nouvelles façons d’habiter le monde.
© François Piette ©

Quatre artistes majeurs donneront chacun un verbe pour mieux appréhender notre planète : assembler, éclairer, enchanter et abriter. Selon le dossier de programmation, l’objectif sera d’ouvrir des pistes pour comprendre notre époque à travers l’art.

Quatre artistes, quatre façons d’occuper l’espace

Assembler : Louise Nevelson et ses architectures intérieures (24 janvier – 31 août 2026)

Avec Mrs. N’s Palace, Louise Nevelson lance l’année en transformant des morceaux de ville récupérés en grandes sculptures monochromes. Ses assemblages noirs, blancs ou dorés deviendront des sortes de refuges poétiques, comme si des rebuts urbains choisissaient soudain une seconde vie plus noble et plus mystérieuse.

Éclairer : François Morellet, la rigueur qui clignote (3 avril – 28 septembre 2026)

L’exposition François Morellet, 100 pour cent rassemblera cent œuvres pour le centenaire de l’artiste. Au programme : néons, géométrie, systèmes mathématiques… Morellet montrera comment des règles mathématiques pourront produire d’étonnants jeux de lumière. Cette exposition s’inscrira dans un grand programme national, 100 x Morellet, destiné à faire rayonner l’œuvre de l’artiste dans 22 musées de France, et que le Centre Pompidou-Metz inaugurera.

Enchanter : Séraphine de Senlis, la nature en exaltation (31 octobre 2026 – 12 avril 2027)

À l’automne, l’exposition consacrée à Séraphine de Senlis  fera entrer le public dans un foisonnant univers végétal. Ses fleurs gigantesques et ses motifs hypnotiques offriront une nouvelle vision de l’écoféminisme. En clair ? Accentuer le lien entre nature, spiritualité et création, tout en faisant usage de matériaux glanés.

Abriter : Shigeru Ban, l’architecte humaniste (5 décembre 2026 – 30 août 2027)

Pour clore l’année, le musée donnera carte blanche à Shigeru Ban, qui imaginera Shigeru Ban par Shigeru Ban. Cette exposition rassemblera maquettes, croquis et structures en carton, bambou ou bois recyclé. Elle montrera comment l’architecte invente des espaces légers, accessibles et pensés pour répondre à l’urgence humanitaire.

© centre pompidou

Dimanche sans fin

En parallèle, l’exposition Dimanche sans fin. Maurizio Cattelan & la collection du Centre Pompidou est toujours à découvrir jusqu’en février 2027. Entre œuvres iconiques, installations et réactivation de la Wrong Gallery, le dimanche y devient un prétexte pour interroger notre rapport au temps, au travail, au repos, et à ce moment de la semaine qu’on adore… ou qu’on redoute.

Maurizio Cattelan
© centre pompidou

Bon appétit !

Enfin, les galeries de Shigeru Ban dialoguent toujours avec le jardin imaginé par Gilles Clément, fondé sur le principe du « jardin en mouvement ». Et pour prolonger l’expérience, un restaurant sur place permet de savourer l’art jusque dans l’assiette, avec une double personnalité : raffiné et de type brasserie le midi (« Umé ») et couronné d’une étoile le soir, Yozora.