Les USA font toujours rêver, mais les Belges semblent se détourner du pays de Donald Trump…

Le Grand Canyon, New York, les parcs nationaux et les routes infinies : les États-Unis gardent un pouvoir d’attraction évident. Mais depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, l’envie de traverser l’Atlantique semble moins spontanée chez une partie des voyageurs belges…
Selon une information du Soir, les agences de voyages observent une baisse d’environ 15 % des réservations belges vers les États-Unis. L’Union professionnelle des agences de voyages, via son secrétaire général Sébastien Crucifix, évoque plus largement un recul des arrivées d’Europe occidentale au printemps 2025. La tendance se retrouve aussi dans les chiffres américains : en mars 2025, les visites internationales vers les États-Unis ont chuté d’environ 14 % selon U.S. Travel, avec une baisse de 17 % depuis l’Europe occidentale. Et cette année 2026 ? Avec la Coupe du Monde, les chiffres seront sans doute faussés…
Une destination rattrapée par la politique
Tous les voyageurs ne choisissent évidemment pas leurs vacances selon leurs convictions politiques. Certains continuent de séparer le pays, ses habitants et son président. Mais pour d’autres, le climat politique américain pèse lourd : politique migratoire, droits humains, tensions autour des minorités, image plus dure aux frontières… L’Amérique reste spectaculaire, mais elle paraît moins accueillante…
Le phénomène dépasse la Belgique, on l’a vu. Mais l’envie de traverser l’océan reste forte… Dès lors, il y a une solution toute trouvée pour nombre de nos compatriotes…
Le Canada joue les voisins rassurants
Les opérateurs cités par Le Soir, dont TUI et Sunny Cars, constatent un report d’intérêt vers le pays à la feuille d’érable ! Le mouvement n’est toutefois pas uniquement politique. Les prix des voyages aux États-Unis ont aussi augmenté et le contexte international rend certains vacanciers plus prudents. Brand USA, l’organisme chargé de promouvoir le tourisme américain, a d’ailleurs lancé une vaste campagne internationale, “America the Beautiful”, pour rappeler ce que le pays peut offrir aux visiteurs. Quand une destination doit redire qu’elle est accueillante, c’est souvent que le doute s’est déjà installé, non ?