Avec la flambée du kérosène, les billets d’avion s’annoncent plus salés.
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Prendre l’avion risque fort de coûter sensiblement plus cher. En cause, la flambée des prix des hydrocarbures, provoquée par les tensions au Moyen-Orient. D’après les informations relayées par Le Soir sur base d’une dépêche AFP, le patron de l’Iata, Willie Walsh, estime que la hausse des billets d’avion est désormais « inévitable » si la situation se prolonge.
Dans l’aérien, le carburant n’est pas un détail : c’est l’un des postes de dépense les plus lourds. Les compagnies avaient construit leurs prévisions pour 2026 sur un baril de kérosène à 88 dollars. Or, il atteignait jeudi 216 dollars !
Des marges trop faibles pour encaisser le choc
Le problème, c’est que les compagnies aériennes n’ont pas une marge de manœuvre énorme. Même dans les bonnes années, leur rentabilité reste modeste. Selon Willie Walsh, la marge moyenne du secteur tourne autour de 4 %, ce qui reste faible face à une explosion aussi brutale des coûts.
Autrement dit, les transporteurs ne peuvent pas absorber longtemps une telle hausse. Quand le carburant devient soudain beaucoup plus cher, il faut compenser ailleurs. Et dans un secteur où chaque siège est calculé au plus juste, cette compensation finit presque toujours par apparaître sur le prix final payé par le voyageur !
Le long-courrier en première ligne
Les premières hausses se voient déjà sur certains marchés, notamment aux États-Unis. En Europe aussi, plusieurs compagnies ont commencé à relever leurs tarifs sur le long-courrier. C’est logique : ce sont les vols les plus gourmands en carburant, donc les plus directement touchés par l’envolée du kérosène…