Cabossée lors du spectaculaire cambriolage du Louvre, la couronne d’Eugénie pourra être restaurée à l’identique !
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Sérieusement endommagé lors du cambriolage du Louvre, le 19 octobre dernier, la couronne de l’impératrice Eugénie va pouvoir être restaurée à l’identique, a annoncé le musée. Mais certaines zones d’ombre persistent…
Abandonnée par les cambrioleurs dans leur fuite, la couronne a subi un écrasement important, entraînant une déformation visible. Mais le pire a été évité : selon le Louvre, le joyau a conservé sa quasi-intégrité, rendant possible une restauration complète.
Un cambriolage digne d’un scénario de cinéma
Les faits, eux, restent spectaculaires. On vous les rappelle ? En plein jour, des individus encagoulés, équipés d’un monte-charge de déménageurs et armés de disqueuses, ont frappé au cœur du musée. Résultat : huit bijoux du XIXe siècle, classés trésors nationaux, ont disparu. Parmi eux, le célèbre diadème de l’impératrice Eugénie, serti de près de 2.000 diamants. Le butin total est estimé à 88 millions d’euros. Une somme vertigineuse… mais théorique : ces pièces sont invendables en l’état, trop identifiables pour le marché noir classique.
Une enquête avancée, un mystère intact
Depuis fin novembre, les quatre membres présumés du commando sont incarcérés. La compagne de l’un d’eux, soupçonnée de complicité, est quant à elle placée sous contrôle judiciaire. Si les exécutants semblent identifiés, une zone d’ombre persiste : qui a commandité l’opération ? Sur ce point, l’enquête n’a pas encore livré ses réponses. Et surtout, malgré les moyens déployés, les bijoux volés n’ont toujours pas été retrouvés !
Mais au fait, qui était l’impératrice Eugénie ?
Derrière cette couronne cabossée se cache une figure majeure de l’histoire française. Eugénie de Montijo, née en 1826 en Espagne, devient impératrice en 1853 en épousant Napoléon III. Dernière impératrice des Français, elle incarne l’élégance et le faste du Second Empire.
Icône de mode, femme de caractère, Eugénie exerce aussi une influence politique réelle, assurant à plusieurs reprises la régence. Après la chute de l’Empire en 1870, elle s’exile en Angleterre, où elle vivra jusqu’à sa mort en 1920. Ses bijoux sont aujourd’hui des pièces majeures du patrimoine national français, conservées notamment au Musée du Louvre.