Longtemps perçues comme un secret bien gardé, les Dolomites ont rapidement conquis le cœur de nombreux touristes ! Verdure éclatante, pics vertigineux, silence presque spirituel… du moins, en théorie. Car à force d’apparaître dans tous les feeds Instagram, le calme a laissé place aux files de voitures et aux parkings improvisés.
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Symbole de cette dérive : Funes, un petit village du Tyrol du Sud devenu une véritable carte postale vivante. Ce qui attire autant ? Une petite église du XVe siècle posée au milieu des champs, avec en arrière-plan les sommets acérés des montagnes. Résultat : d’avril à novembre, Funes est littéralement prise d’assaut, rapporte So Soir. Excursionnistes d’un jour, voitures garées n’importe où, déchets, embouteillages… La foule attire la foule, jusqu’à l’asphyxie !
Des barrières bien réelles contre le surtourisme
Face à la situation, les autorités locales ont décidé de sortir l’artillerie lourde. Comme le rapporte The Times, la commune va restreindre l’accès routier pendant la haute saison, de mi-mai à novembre.
Concrètement ?
- Des zones réservées aux résidents et aux voyageurs ayant une réservation officielle
- Des barrières physiques fermant la route principale
- Un accès à pied obligatoire pour les visiteurs à la journée, via un sentier d’environ quinze minutes.
Une deuxième tentative, version renforcée
Ce n’est pas la première fois que Funes tente de réguler les flux. Il y a trois ans, des barrières avaient déjà été installées. Sans grand succès. Certains visiteurs les contournaient, d’autres suivaient simplement les habitants. Cette fois, la municipalité a appris de ses erreurs : barrières déplacées sur une route plus large, surveillance humaine et meilleure organisation pour éviter les bouchons.