En cette période de crise, on parle beaucoup des prix de l’énergie, de l’envolée des prix du secteur du transport et notamment de l’aérien. Mais cette crise a aussi un autre impact, qui endommage directement l’environnement…
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En effet, la guerre en Iran rallonge les trajets. Et dans l’aviation, quelques kilomètres en plus se transforment vite en tonnes de CO₂ supplémentaires ! Les compagnies aériennes doivent éviter certaines zones et adapter leurs itinéraires. Résultat : les avions prennent des chemins moins directs, consomment davantage de carburant et alourdissent mécaniquement leur empreinte carbone.
CO₂ : la facture invisible des détours
Les chiffres avancés par Eurocontrol, repris dans Le Soir, sont particulièrement parlants. L’organisme estime que « 1.150 vols seront probablement affectés chaque jour par des déviations durant l’été ». Ces ajustements représentent environ 206.000 kilomètres supplémentaires parcourus chaque jour, soit l’équivalent de plusieurs fois le tour de la Terre… quotidiennement ! Conséquence directe : 602 tonnes de carburant consommées en plus chaque jour et plus de 1.900 tonnes d’émissions de CO₂ supplémentaires.
Voilà qui fait mal, surtout que le secteur tente désespérément, et depuis des années, de verdir son image, notamment en investissant dans les carburants synthétiques.