Ryanair hausse le ton face à la taxe belge : des millions de sièges et des emplois pourraient être en jeu dès cet automne.

La compagnie low cost enfonce le clou : sans suppression rapide de la taxe sur l’embarquement, elle pourrait retirer jusqu’à 2 millions de sièges en Belgique ! Le problème pour Ryan Air, concerne le timing : le gouvernement fédéral pourrait en effet réévaluer sa taxe en juillet. Selon la compagnie, attendre aussi longtemps une décision serait déjà trop tard. À cette période, les programmes de vols pour l’hiver 2026 et l’été 2027 seront finalisés !
Un calendrier jugé incompatible
Pour Ryanair, le décalage entre les discussions politiques et la réalité du secteur aérien est flagrant. Une fois les plannings établis, difficile de revenir en arrière ! Même son de cloche du côté de l’aéroport de Charleroi, qui évoquait déjà un calendrier « déconnecté des réalités opérationnelles ». Dans la foulée, la compagnie évoque une perte directe pour le trafic aérien, le tourisme et l’emploi local et ce, dès octobre prochain.
Une pression politique assumée
La compagnie cible directement le Premier ministre, Bart De Wever, l’appelant à agir « immédiatement ». Une stratégie bien rodée : mettre les autorités sous pression et les faire plier… Ryanair rappelle au passage que d’autres pays ont déjà fait marche arrière sur des taxes similaires pour « préserver leur attractivité ».